A propos de l'auteur de ce blog

Mehdi Lamloum, bloggeur et Vidéobloggeur depuis 2005. Actuellement directeur de creation dans une agence de communication, base a Kuala Lumpur, Malaisie
Les informations, opinions, réflexions, analyses, conneries, ne représentent que mon avis personnel et n'engagent en aucun cas celui de mon employeur ou de mes partenaires.

Pour me contacter, vous pouvez utiliser mon email me [at] mehdilamloum [dot] com

Contrat Creative Commons
Ce(tte) oeuvre de Mehdi Lamloum est mise à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale - Partage des Conditions Initiales à l'Identique 3.0 Unported.

dimanche 12 juillet 2015

Arab politics, history and stamps


Kuala Lumpur is a city famous for its malls. When the weather is hot, humid and rainy all year long, air conditioned malls are heaven.
My favorite place in KL is a mall but not your usual one. Amcorp Mall is an old mall in Petaling Jaya, not too far from my place and has a great particularity. 
Every weekend the mall hosts a famous flea market where you can find anything you’re looking for: real antics, fake-old things, vinyls in Joe’s Music shop...but still not your usual hipster place. No expensive coffee here. 

I’ve been going to the flea market for a few months, buying different things: Some vinyls, fake DVD’s, vintage stuff and a lot of books.


I noticed few stalls selling stamps and old coins and I’ve been thinking “ who the hell still collect this kind of things?” 
Actually, I knew someone who’s collecting stamps, our Head of Planning, Subramanian Krishnan (you can call him Subu).
During our daily morning coffee chats, we talked about it. Him explaining why people still collect stamps and me being doubtful of the whole thing. It seemed something from the past and I was really surprised it still existed. 
The only thing I could think about when I hear stamps is basically drawing of pictures and flowers. 
I ended up telling him about the few stalls that trade stamps in Amcorp Mall and we agreed to go there together the next Sunday.

That day was a real mind opening for me. While looking at different stamp albums, I came across few stamps from Irak. They were showing some political events that happened in the 60’s.
Subu asked me what was it about it. I had no idea. I actually never heard about these events before. 




I have been trying to learn more about the Arab world’s political history recently, and it have been a quiet tough : watching 3-hours long documentaries, reading 500 pages books about one single era and searching online as much as I could. 

I realised that I could make the whole learning process more fun and more real. And it have been great so far.

I started by going every weekend to Amcorp Mall and asking different dealers about Arab stamps they could have. As it’s not a very popular subject, they didn’t have much of them but the one they had were in mint condition (unused). 
Until I met one seller who told me that I was only the second person asking for that kind of stamps, the first being a student from Oman living in KL.
And It happened that he had boxes and boxes of Arab stamps.

So every weekend, I go straight to his stall and he gives me a big box of stamps and I spend the next hour or so going through them, trying to find the ones related to some political events or leaders in the Arab world between 50’s and 90’s 

I sometimes have to do research on the spot about the stamp, just to make sure that the person on it is related to some political events.



I also have to go through countless stamps about flowers and animals (I’m obviously not a fan), stamps too recent or too old and anything that is actually not related to the topic I’m interested in. 
Week after week, I collected interesting stamps about Iran, Irak, Sudan, Egypt but more importantly I learned so much about Political history. 

Connecting these old pieces of Art with youtube and Wikipedia is actually an incredible learning technique. I still remember the boring history lessons I had in high school and I’m pretty sure they would be more interesting if we used stamps to learn.




Where is this taking me? I’ll keep learning. And start sharing probably by blogging more about it. And maybe one day, I’ll open a museum about the Arab world political history, that you can explore through stamps and link it to resources on other platforms. Maybe. 

mardi 22 octobre 2013

7oumani, au-delà de la musique



Commençons par nous mettre d’accord sur un point : Les millions de vues ne font pas une oeuvre.
A l’heure ou il est tellement simple de consommer du contenu, ça ne peut être l’unité de mesure.

Le propre de n’importe quelle oeuvre artistique est de susciter une réaction chez celui qui l'écoute. Nous avons ici un cas d’une oeuvre qui en crée a répétition…
7oumani, une chanson simple, avec un titre étrange et un clip produit a peu de frais a créé des débats énormes ces dernières semaines...Et c’est ce qui est intéressant dans cette oeuvre.
Elle est entrée rapidement dans la culture populaire en générant des conversations et débats sur plusieurs sujets et en étant reprise et remixees (pas au sens musical du terme) a toutes les sauces.


La question des quartiers populaires vs quartiers riches, même si elle n’est pas directement abordées dans la chanson, y est très présente. Une question a émergé a ce propos sur … qui a le droit d'écouter 7oumani?
Est-ce que les habitants des “quartiers riches” (généralement identifiée comme Menzah et Manar ou la majorité des habitants sont issus de la classe moyenne fortement endettée) ont le droit de s’identifier au quotidien que relate 7oumani?



Elle est aussi entrée dans la culture populaire puisque des gens ont trouvé le moyen de la lier a leur quotidien et d’en faire un même.



Ceux qui critique la chanson sur un point de vue musical ont parfaitement raison. Je ne contesterai pas vu que je ne suis pas artiste mais que beaucoup d’entre-eux le sont.
Mais ils devraient voir ce qu’il y a au-delà du morceau lui-même : une oeuvre qui a réussi a transcrire une partie de ce que ressentent les tunisiens, qu’ils viennent des quartiers populaires ou pas, qu’ils vivent le quotidien décrit ou pas (peut-être l’ont-ils vécu a un certain moment de leur vie…)

Le propos ici n’est pas de célébrer cette chanson ou Hamzaoui ( qui a eu des morceaux avec beaucoup moins de succès) mais d’avoir une réflexion au-delà de la critique musicale de cette nouvelle scène musicale qui réussi non seulement a mobiliser et attirer une audience mais aussi a rentrer dans la culture populaire en inventant des concepts (7chinahoulna) ou en générant des débats de société qui peuvent aider les tunisiens a crever leurs abcès et peut-être se comprendre...un de ces jours!

mercredi 24 juillet 2013

Cherchez le Directeur Créatif et non le Directeur de Création

(Creative Director Meme)

Quand on m’a demandé de faire une présentation sur ce qui m’a marqué dans l'édition de cette année des Cannes Lions, j’ai choisi de tout résumer par une image, celle ci-dessus.
Mon intention n'était pas vraiment de rendre hommage a Mad Men.

Le sens est dans le trio qui compose cette image : Il y avait a Cannes deux fois plus de Commerciaux, Account director, Directeur de clientèle, Suits (Peu importe comment on les appelle) que de créatifs.

Dans un festival de créativité, cela peut paraître étonnant.

Mais quand on y pense bien, c’est une bonne nouvelle pour les créatifs.
Plus les gens qui contrôlent le business (et donc l’argent, les opportunités, les relations avec le clients...) s'intéressent a la créativité, plus le créatif aura de chances de faire au mieux son métier.


Ce constat est revenu au détour d’une conversation avec un ami créatif a propos de “l’agence idéale”


Le plus souvent, dans le ranking des agences les plus créatives, on regarde les directeurs de créations, supposés être dépositaires de l’esprit créatif de l’agence.


Alors que souvent il faut regarder si le directeur est créatif.


Un directeur d’agence créatif n’est pas forcément un business man qui a été créatif avant.
C’est surtout une personne qui considère qu’en plus du business, une agence de communication a le devoir d'innover, créer et rechercher la créativité comme un objectif au quotidien.


Un directeur créatif cherchera a avoir un directeur de Création, challengera constamment ses équipes, supportera ses créatifs quand ils s’aventurent dans des chemins de traverses plutôt que les routes balisées, instaurera chez tous les Commerciaux / Account directors une culture de la créativité et tolérera l’innovation.
Il fera de son agence un endroit ou les créatifs peuvent s’épanouir et ou tout le monde aura un objectif commun vers lequel tirer.

Bref, cherchez le Directeur Créatif et non le Directeur de création.

jeudi 18 juillet 2013

Nous devrions remercier Adel Dridi!



L'affaire de Adel Dridi a occupé le haut de l'actualité pendant plus d'une semaine. Des dizaines de commentaires, de vidéos de gens demandant son arrestation, sa libération et leur argent (dans le désordre) nous ont entretenus.
Je n'ai eu sincèrement aucune compassion pour les gens qui se sont fait "arnaquer".
Mais après réflexion, je me suis rendu compte cet événement était en réalité plus que bénéfique et qu'il fallait en tirer certaines conclusions.

> Il y a de la liquidité en Tunisie.
Bien planquée sous les matelas certes, mais elle existe. Le plus petit montant que j'ai entendu était de 5000 dinars. Sachant que les clients sont généralement des gens venant de quartiers dits populaires, il faut se rendre a l'évidence : Il y a du cash en Tunisie!

> La politique fiscale en Tunisie est un échec total.
Quand je pense a mes longues années d'études en fiscalité, explorant souvent avec dégout, toutes les dispositions que l'état prends pour taxer encore et encore, je me dis que cet échec est plus que prévisible. Tout cet argent "investi" chez Adel Dridi n'a certainement pas été taxé (sinon il n'en resterai rien...). Il est temps de revoir la politique fiscale de la Tunisie et d'alléger la pression pour permettre un véritable investissement...

> Les gens qui ont investi leur argent savaient que c'était trop beau pour être vrai.
Ce genre de sociétés existe depuis des dizaines d'années en Tunisie. Tous savaient que les derniers seraient les grands perdants. Ils espéraient juste ne pas être les derniers. Le mythe de la Tunisie solidaire n'est qu'un mythe. Nous avons bel et bien basculé dans un modèle de société individualiste.

> La crise de confiance est énorme.
N'en déplaise a notre cher président, personne n'a confiance dans l'Etat aujourd'hui. On préfère donner son argent a Adel Dridi qu'a n'importe quelle autre institution ou gouvernement.
Au lieu de chercher l'argent ailleurs, le gouvernement devrait aller piocher dans les dessous de matelas de nos concitoyens. Mais il lui sera dur de les convaincre. Adel Dridi ayant plus de crédit que l'Etat...

Merci Adel Dridi.   

mardi 16 juillet 2013

Soyez une startup et non un salarié!




Dans une interview pour Afrique Magazine en 2010 qui m’avait valu beaucoup de commentaires , je déclarais que je ne me considérai pas comme un salarié mais comme un entrepreneur individuel : Je suis une startup qui a un client (la société qui m'emploie) a laquelle je vends un service (mon boulot) contre une rémunération mensuelle convenue d’avance (mon salaire).


Une manière de voir ma situation professionnelle qui m’a valu pas mal d'étonnement, de critiques et parfois mêmes des railleries. Avant d’expliquer en quoi cette manière de voir les choses peut être bénéfique, un éclaircissement sur le background.
Dans un excellent documentaire datant de 2003 de Pierre Carles intitulé "Attention Danger Travail" le sociologue Loic Wacquant délivre une analyse de la valeur du travail qui avait sonné dans le temps, dans ma tête d'étudiant tunisien perdu dans un système universitaire dont il allait sortir avec un diplôme ayant si peu de valeur, comme une véritable révélation!

Ci-dessous l’extrait en question...que je recommande a quiconque ne travaillant pas a son propre compte de regarder.


Même si Loic Wacquant parle de cette idée sur un ton grave et la présente comme une menace, son analyse révèle l’exacte réalité du marche du travail sur les dix dernières années.

Pourquoi je crois qu’il faut se considérer comme une startup et jamais comme un salarié?

- Parce qu’on garde sa liberté de travailler ou pas pour un client.
- Parce qu’on accepte plus facilement que notre client ait trouvé un meilleur fournisseur...et on peut s’ajuster en conséquence.
- Parce qu’on ne se relâche jamais et on essaye toujours de s'améliorer. On travaille avant tout pour soit.
- Parce qu’on essaye de faire son boulot de son mieux. Si le client est content, d’autres clients le sauront et voudront certainement avoir vos services.
- Parce qu’on peut avoir des horizons plus larges. Changer de business model pour une startup n’est pas rare. Changer de carrière sonne déjà plus lourd et compliqué.

C’est en somme un état d’esprit qui, dans son ensemble, aide a mieux attaquer les contraintes et difficultés du travail aujourd’hui. 

Soyez une startup et réussissez votre plus beau projet.