A propos de l'auteur de ce blog

Mehdi Lamloum, bloggeur et Vidéobloggeur depuis 2005. Actuellement directeur de creation dans une agence de communication, base a Kuala Lumpur, Malaisie
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mardi 15 décembre 2009

Faute2Censure ?



Article publié sur les colonnes de Tunis-Hebdo le 14/12/09

La pièce "Faute2frappe", jouée par Atef Belhassine et Jamel Madani et Produite par Alkaz'Art+ a été au centre d'une polémique sur le web tunisien, trois jours après sa première.

L'objet du scandale: Un blog tunisien weldbyrsa.blogspot.com a rédigé un post où il relatait que l'acteur principal Atef Belhassine, le metteur en scène Houssem Sahli et une troisième personnes ont débarqué dans les locaux du site Tuniscope pour demander, de manière pas très amicale, le retrait d'un article qui critiquait de manière ouverte la pièce.
Quand l'histoire touche à une star de TV tunisienne, cela forcément jaser. Le bloggeur en question, bien qu'étant anonyme, a vu son histoire avoir beaucoup de crédit car justement l'article en question avait disparut du site Tuniscope.

Le lien du blog en question ayant commencé à circuler sur Twitter et certaines informations venant confirmer l'histoire, un tag (mot clé désignant le sujet du moment) a commencé à faire son apparition sur Twitter auprès des utilisateurs tunisiens #BoycottFaute2frappe. Ni plus ni moins qu'un appel au Boycott de la pièce suite à cet intervention pour le retrait d'un article jugé trop critique.

Alors que le débat commençait à se développer sur Facebook, Tuniscope fit le choix de réagir au moyen d'un communiqué...et en remettant l'article en ligne.
Si l'article de Tuniscope n'avait ému personne à sa parution, peu aussi avait remarqué son retrait. Il a fallu qu'un blog relate les incidents, auxquels il avoue ne pas avoir assisté, pour que le débat se lance.

Cet "incident" a relancé le débat sur les médias internet et une problématique qui leur est propre: le retrait de contenu. Contrairement à la presse papier ou audiovisuelle, le web offre, malheureusement, la possibilité de supprimer un contenu déjà publié. C'est peut-être cette spécificité qui encourage certains à demander le retrait d'un article, photo, vidéo ou autre qui ne leur est pas favorable.



Il faut être naïf pour croire que ce qui s'est passé pour Tuniscope est une grande première.
Les médias web sont souvent dans cette situation car leurs vis-a-vis savent, que contrairement aux autres médias, il y a moyen de faire marche arrière.
Ils le sont aussi parce que s'ils acceptent de le faire une fois, ils ouvrent la porte à ce type d'incidents. C'est en restant inflexible sur ce type de situations que l'on évite de voir ce genre de problèmes se répéter.

La problématique des médias et de leur sponsoring des événements se pose aussi dans ce cas. S'il est vrai qu'être sponsor d'un événement n'implique pas de n'en dire que du bien, il faut aussi regarder le sens du mot "partenariat" dans le dictionnaire. L'idéal serait d'avoir une garantie sur la qualité du travail bien avant sa sortie, pour ne pas associer son image à un événement non-réussi pour commencer et aussi pour ne pas se retrouver dans un pareil dilemme: Informer mes lecteurs ou ménager mon partenaire.

Encore une fois, c'est un blog qui a révélé "l'affaire" ou ce qui aurait pu en être une. Le producteur du spectacle ayant récemment déclaré qu'il comptait beaucoup sur le web pour la promotion de ses productions, on peut deviner que ce n'est pas à ce genre de promotion qu'il pensait.