A propos de l'auteur de ce blog

Mehdi Lamloum, bloggeur et Vidéobloggeur depuis 2005. Actuellement directeur de creation dans une agence de communication, base a Kuala Lumpur, Malaisie
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mardi 19 octobre 2010

Le bloggeur, le tweeteur et le Nabbar!



Le bloggeur, le tweeteur et le nabbar sont plusieurs facettes possibles du personnage que j’essaye de décrire.

Je dois l'avouer: le raccourci avec le film de Sergio Leone "Le bon, la brute, le truand" est un peu facile. Mais que voulez-vous, l'inspiration n'est pas forcément au rendez-vous et les temps sont durs, depuis que les voies du vidéoblogging se font de plus en plus impénétrables.

Le bloggeur Est-il le bon?

Le bloggeur est souvent le bon.
Il n’est pas toujours objectif mais il est généralement peu impulsif et assez réfléchi.
L’exercice du blogging n’est pas aisé et demande un temps de réflexion et d’écriture. Un temps généralement important qui comporte pas mal de fois une certaine remise en question en cours de route.
Et puis, le bloggeur fait un effort, louable et respectable, pour penser et structurer ses idées. Même si le résulat n’est pas toujours parfait, ses efforts font forcément de lui un bon!

Le Twitteur est-il la brute?


Même s’il n’est pas toujours une brute, l’état de Twitteur comporte en lui-même une certaine brutalité.
A coup de 140 caractères à la fois, il clame son opinion, instantanément comme le veulent les règles du Real Time Web.
Peu de place à la réflexion sur Twitter! Si votre avis a déjà été formulé par des centaines de personnes avant vous, il se perd dans l’immense infinité de tweets que personne ne Retweetera.
Le twitteur doit donc agir vite et bien, ce qui résulte en des “tweets” souvent sans nuance.

Le Nabbar est le pire des truands!

A l’inverse des deux précédents, le Nabbar mérite amplement son titre de truand, sans équivoque et sans contestation.

L’adjectif “Nabbar” est issu du nom Tanbir.

Son activité se résume à détruire tout ce qui est susceptible de l’être.
A la différence du troll dont l’objectif est souvent de créer la polémique en provoquant les uns et les autres, le Nabbar n’a pour seul objectif que saper les efforts des autres, en critiquant tout de manière systématique.

Le Tanbir c’est le fait de dire du mal d’une personne, d’une chose,... de manière tout à fait gratuite, injustifiée, mesquine et en cherchant systématiquement la petite bête.

Un Nabbar, c’est une personne qui, en voyant une chose frôlant la perfection, trouvera le moyen de la critiquer sur un aspect insignifiant de la chose, en usant d’une mauvaise foi dont la puissance était jusque là inconnue du genre humain.

Sommes-nous tous un mélange des trois?

Il y a en nous chacun de ces trois personnages mais à différentes doses.
L'idée n'est pas de dire qu'il faut maximiser le premier ou le deuxième mais plutôt d'user avec modération du troisième.
Le nabbar est le plus nocif car destructeur et n'allant jamais vers l'avant. Même s'il est impossible de l'éradiquer (oui, le monde est imparfait...), faire en sorte de le contrôler et le réduire peut faire beaucoup de bien...ou pas...

mercredi 6 octobre 2010

ShemsFM ou 9endil Bab Menara ?

ShemsFm, la radio qu'on n'écoute pas si on n'en a pas envie (en consécration du principe du #binetnaFelsa, qui a l'honneur d'être sur KnowYourMeme) a programmé pour son émission Binatna (tiens, quelle coïncidence...) le publicitaire Jacques Séguéla.

Connu pour avoir imaginé le slogan de la campagne de François Mitterand en 1981 et son célèbre "La force tranquille" (détourné depuis par Eparcyl, la fosse tranquille), pour avoir été l'hôte de la rencontre entre Nicolas Sarkozy et Carla Bruni et aussi pour avoir inventé la théorie de la Rolex, Jacques Séguéla est ce qu'on appelle un invité de marque pour une radio tunisienne.

Et c'est là qu'Ibrahim Letaief intervient...

En allant sur la page de l'événement sur Facebook la veille de l'émission, je suis tombé sur un drôle de commentaire d'Ibrahim Letaief.
Producteur, réalisateur de Cinecitta (le film qui devait révolutionner le cinéma tunisien...ou pas), il explique dans son commentaire qu'il était l'invité initial de l'émission mais qu'il aurait été décalé en faveur d'un invité prestigieux, qu'on lui aurait proposé d'enregistrer l'émission (alors qu'elle est théoriquement en direct) et qu'il n'a reçu aucune réponse suite à ses coups de fils à certains dirigeants de la radio.

Le commentaire est resté quelques heures pour disparaître par la suite. Voici la capture d'écran du commentaire d'Ibrahim Letaief (La Capture d'écran, le réflexe inné du bloggeur...) Cliquez sur la photo pour voir en plus grand!

D'ailleurs, Amel Smaoui a confirmé l'histoire en présentant ses excuses en direct à Ibrahim Letaief que vous pouvez écouter ici en extrait ou sur la page podcast de ShemsFM .

Facebook ou la nouvelle place publique

Soyons clair, il n'y a pas d'affaire. Tout cela ne doit être qu'un petit malentendu entre les protagonistes.
Le fait que ShemsFm ait appliqué son principe de BinetnaFelsa à Ibrahim Letaief aurait pu rester une affaire privée si celui-ci n'avait décidé de la porter sur la place publique...et c'est là le point le plus intéressant!

Alors qu'il y a quelques années, pour une affaire pareille, le réflexe aurait été de contacter des journaux papiers friands de scoops ou alors de publier tout sur son blog (si on en a un...), aujourd'hui le premier réflexe est d'aller sur Facebook.

Les réseaux sociaux sont clairement la nouvelle place publique. On parle de Facebook en Tunisie, parce que c'est le réseau numéro avec 1,7 millions d'utilisateurs.

Le principe de la place publique, c'est qu'on porte une affaire aux oreilles du public: librement, directement et comme on l'entend!

En choisissant de poster son long commentaire sur la page de l'émission, Ibrahim Letaief a compris justement que c'était le chemin le plus court pour porter "l'affaire" aux oreilles du public de ShemsFM. Les personnes qui seront allé sur cette page pour s'informer sur l'émission auront forcément pris la peine de lire le commentaire, surtout qu'il vient d'une personnalité publique.

On n'oublie jamais rien, on vit avec...ou le droit à l'oubli sur internet

Malgré la honte qui m'envahi, je me sens bien obligé d'avouer qu'Héléne Ségara en chantant "On n'oublie jamais rien, on vit avec" avait absolument raison...surtout si elle pensait à internet et aux réseaux sociaux.

Publier un commentaire, une image, une vidéo ou n'importe quel document ou média sur le web, est un acte qu'il faut assumer car il est très difficile de revenir en arrière.
Une déclaration peut s'oublier et sortir des mémoires, sauf si elle est publiée sur internet (demandez à Jacques Chirac concernant son célèbre "le bruit et l'odeur" qui a une page Wikipédia qui lui est consacrée)

Porter une affaire sur la place publique, qui est dans ce cas Facebook, implique d'être conscient qu'elle restera gravée.
Le commentaire d'Ibrahim Letaief, bien qu'effacé est resté puisque quelqu'un est forcément passé, l'a lu, l'a transmis, en a parlé ou en a fait une capture d'écran.

Tout utilisateur d'internet a un historique archivé sur celle-ci, qui peut être ressorti à tout moment par une simple recherche sur Google.

Eric Shmidt, le CEO de Google, a avancé par ailleurs qu'on pourrait peut-être dans l'avenir demander une nouvelle identité à son gouvernement parce que justement Google saura trop de choses sur vous. Ce qui est sous-entendu dans les déclarations d'Eric Shmidt, c'est que Google n'est pas prêt d'effacer la moindre donnée sur vous...

En France, des organismes comme le CNIL militent pour "Le droit à l'oubli" sur internet. La question délicate et pas encore résolue car donner la possibilité d'effacer certaines informations d'internet implique d'instaurer une réglementation assez détaillée sur quoi/quand/comment et dans quelles conditions effacer des informations.
Et au-delà de tout cela, si une personne reprend ces informations, comment faire pour les effacer encore et encore...?

Face à tout cela, il est important que la publication sur internet d'une donnée, information ou média ne doit pas se faire de manière irréfléchie car Internet n'oublie rien pour le moment.