A propos de l'auteur de ce blog

Mehdi Lamloum, bloggeur et Vidéobloggeur depuis 2005. Actuellement directeur de creation dans une agence de communication, base a Kuala Lumpur, Malaisie
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mercredi 28 décembre 2011

Top 8 des personnalités du web tunisien en 2011

Edit: Suite à de nombreux commentaires, je me vois obligé de modifier ce petit texte introductif.
Ce n'est pas tellement une liste des personnalités de l'année au sens tunivisonesque du terme. C'est une liste des personnes qui ont été/failli été des MEME sur internet.
Ce sont des gens qui ont provoqué/créé une "créativité" matérialisée par des blagues, des situations, des paroles...
Il ne s'agit pas de déterminer la site des gens qui ont fait plus parler d'eux sur l'année 2011.
A mon sens, ils ont été les animateurs de l'Internet tunisien.
Pourquoi 8? Parce que je n'en ai eu que 8 en tête...

8. Abderrahmen Souguir 




Propulsé par ShemsFM et NessmaTV comme un ex-garde du corps de Ben Ali (ce qui était légèrement loin de la vérité), il s'est transformé en un phénomène sur Internet avec ses vidéos où il menace de venir libérer la Tunisie avec une armée de 6000 hommes. Mais il n'a pas mis son plan à exécution et c'est pour cela qu'il se retrouve à la 8ème place du classement...

7. Yassine Ayari




Beaucoup oublient qu'il était le compagnon de Slim Amamou lors de l'opération 22mai/Nhar3alaAmmar . Depuis, il est parti en Belgique, n'a pas pu revenir en Tunisie avant le 14 Janvier.
Son parcours était quasiment sans faute jusqu'au moment où il a décidé d'annoncer au monde que c'est lui l'homme qui a dit NON
Depuis il se concentre à participer à des conférences, à s'attaquer aux autres activistes tunisiens...

6. Les Admins FB 







Ils affirment avoir fait la révolution, contrôler la rue, manipuler des masses, faire l'opinion publique, promouvoir des partis politiques...etc...
Ils ont été parmi les stars d'internet en Tunisie mais à un moment ils se sont pris trop au sérieux et ils ont été trop manipulés...

5. Hachemi Hamdi 







Star de la télé au milieu des années 90 où toute la Tunisie regarde sa chaîne, il s'est transformé peu à peu. Il  a lancé un mouvement depuis Londres, il a fini 3 ème des élections après qu'on lui ait enlevé 6 sièges. Il a mené clairement la deuxième force politique de la Tunisie, avant CPR et Ettakatol, remportant des sièges partout, même en France.
Seulement, sa vraie ambition c'est de venir chanteur mais visiblement, il est trop vieux pour la StarAc'...

4. Samir Dilou


Avocat et militant sous Ben Ali, il représente en quelque sorte la branche "progressiste du parti ultraconservateur qu'Ennahdha.
Devenu une star d'Internet grâce à son rôle au sein du parti : Corriger les erreurs de communication des autres membres d'Ennahdha.
Grosse culture, sens de la répartie, un argument pour tout et aucune peur de nier l'évidence dans un style caractérisé par un débit de parole impressionnant.
Il a hérité d'un poste de porte parole et un ministère des droits de l'homme. On va beaucoup l'entendre sur 2012...


3. Brahim Gassass









Aphex Kassas - Lastou Bassasan by Zinga_


Elu d'Al Aridha de Hachemi Hamdi, grande attraction de l'assemblée constituante. Peut-être le seul qui mérite véritablement le titre "d'élu du peuple". On l'a beaucoup moqué, raillé, même à l'intérieur de l'assemblée. S'il ne se fait pas acheter par l'un des partis en place, il continuera à faire le show..Sinon, il deviendra un "homme politique"

2. Beji Caid Essebsi 




On nous l'a sorti d'on ne sait où.
Grosse expérience de la politique, destourien convaincu et militant, il a joué le rôle de premier ministre et d'amuseur public.
Il a humilié un président de parti en direct à la TV avec son te9ef Ghadi, a provoqué une émeute des flics en les traitant de singes, perdu son dentier en public...et j'en oublie...





BCE - Ta9ef Ghadi [BusyP Remix] by Zinga_


1. Jalel Brick







Jalel Brik feat Noisia by Zinga_

Il a commencé par faire des vidéos assez sérieuses, appelant à la rébellion...jusqu'au jour où il a pêté un cable. Une ligne rouge qu'il franchi pour ne plus retourner en arrière.
Le plus grand MEME du web tunisien, le gars qui est entrain de décomplexer les gens par rapport à la vulgarité, le gars qu'on regarde en cachette...
Même si ses positions sont très souvent discutables, il a su avec son style devenir la star incontestée d'Internet en Tunisie pour 2011.

mardi 27 décembre 2011

Vidéo: Après Jebali, Rached Ghannouchi ouvre le feu sur les médias


Une vidéo d'une intervention de Rached Ghannouchi dans le bureau local de Bab Bhar, diffusée sur le channel Youtube de celui-ci

EDIT: La vidéo a été supprimée du compte Youtube. Heureusement que j'avais pensé à la télécharger avant.


EDIT 2 : Samir Dilou est intervenu sur ShemsFm pour corriger...



video 





Dans cette vidéo, Rached Ghannouchi accuse les médias tunisiens de ne rapporter que des informations négatives sur la situation du pays: Grèves, sit-in...etc...Alors que selon lui et certaines études auquel il a accès 92% des tunisiens sont optimistes par rapport à l'avenir (Takbir par un des présent)

Il déclare que ces médias dans leurs différents types insufflent l'idée que la pays va droit dans le mur et le responsable est selon eux est clair: Ennahdha.
Aujourd'hui, et toujours selon Rached Ghannouchi, ces médias ne respectent pas le peuple, ni sa volonté et ne font que diffuser le "pessimisme" dans le pays.

Les médias ont un rôle destructeur et négatif. Alors qu'Ennahdha et ses militants construisent!
Et pour finir, Rached Ghannouchi incite les militants à continuer de construire même si le nombre de leur médias (Alfajr?) est minime mais par la force du travail, ils pourraient donner de bons résultats.

Rached Ghannouchi, plus fin que Jebali

Hammadi Jebali avait quasiment parlé de censure des médias d'intérêt publiques pour les transformer en médias gouvernementaux.
Encore une fois, Rached Ghannouchi, se montre plus intelligent et plus fin...du moins dans ce montage.
Sans appeler à boycotter/contrôler/combattre les médias tunisiens, il en fait une sorte de mal absolu auquel il faut faire attention.

Ces deux déclarations sonnent comme un appel pour les troupes, autant sur le terrain que sur internet, pour faire face aux médias qui essayent de discréditer le travail d'Ennahdha.
Le parti a besoin d'un environnement sain pour travailler et éventuellement masquer ses erreurs, et la stratégie en cours est plus que cohérente.

Le discours de Rached Ghannouchi commence par dire que les gens sont optimistes et qu'il y a un grand méchant loup.
Un discours qui rappelle un peu celui de Ben Ali...mais bon, c'est la politique!

Ennahdha prépare le terrain pour sa mission gouvernementale, mais le fera-t-elle en piétinant les médias et en réduisant peu à peu leur liberté d'actions, surtout les les grands médias audiovisuels, essentiellement étatiques?


lundi 26 décembre 2011

Avec les pirates au Hackerspace de Nawaat

Samedi 24/12 j'ai eu le plaisir d'aller assister aux présentations concluant le Hackaton (Qu'est qu'un Hackatonorganisé au HackerSpace (Qu'est-ce qu'un Hackerspace) de Nawaat, installé dans leur siège.




Le siège de Nawaat (emplacement sur foursquare) est un superbe appartement (voir photo ci-dessus) avenue Bab Bnet, que je vais probablement squatter et qui héberge pour le moment la rédaction de Nawaat et le Hackerpsace géré par @Kangoulya

Le site du Hackerpace : http://hackerspace.tn

Parmi les projets présentés :

- Le PartiPirateTunisien par @Slim404 et dont j'ai eu l'occasion de discuter
- Le site du projet OpenGovTN (dont je suis membre, notamment dans la cellule communication)  et que vous pouvez suivre sur twitter @opengovtn ou facebook
- Le Chaos Computer Club tunisien 
- Le Partideuxzero par Aymen Amri alias @eon01

Tous les débats ont été diffusé en live sur Ustream et sont encore disponibles en ligne.

1/ L'existence d'un lieu pareil est exceptionnelle dans le contexte actuel car il permet à des jeunes de tous bords de se réunir, de travailler sur les projets qui leur plaisent dans un environnement créatif et de collaboration. On peut venir y bosser sur un projet d'association, de parti, d'application mobile, d'un événement...à condition de respecter les règles du hackerpsace, qui sont loin d'être contraignantes.

2/ J'ai vu des jeunes (et moins jeunes) talentueux et pleins de bonne volonté, qui sont capables d'apporter quelque chose à "l'écosystème" en Tunisie. Un peu plus de marketing/communication et leurs idées domineront le marché.

3/ J'ai vu le PDG de l'ATI débattre et proposer des solutions concrètes aux jeunes en mettant du sien...ce qui me donne espoir...si le prochain gouvernement le garde ;)












jeudi 22 décembre 2011

Médias tunisiens : Y'a-t-il encore un espoir?

Une anecdote personnelle.

Au début de l'été 2011, une journaliste de la télévision nationale m'a tendu un micro devant l'Acropolium de Carthage, où j'étais pour assister au concert du Twestival, en me posant une question : "Cet événement a ramené des gens grâce aux réseaux sociaux. Qu'en pensez-vous?"
C'était l'époque où on voyait un "bloggeur" par émission télé et où les journalistes répétaient inlassablement la même phrase "Grâce à internet, les blogs, les réseaux sociaux, facebook..." comme s'ils avaient une prime pour ça.
Ma réponse a été "Ces événements s'organisent naturellement sur Internet et snobent les médias mainstream. Ils ont raison d'ailleurs, puisque vous ne servez pas à grand chose..."
La journaliste s'est énervée, a coupé l'interview en m'expliquant qu'on étaient injuste, qu'on ne savait pas ce qu'ils ont subi, que ce n'est pas de leur faut et que l'avenir nous montrera de quoi ils sont capables...
Elle avait pris la chose très personnellement alors que ma remarque s'orientait vers l'institution et non les journalistes.

Aujourd'hui, mon constat est amer...

Hamadi Jebali prépare le terrain un retour de la censure..?




Hamadi Jebali dans un entretien avec une radio a insisté sur la création d'une commission nationale, sorte de CSA dont le but est de faire que les médias reflètent "la volonté du peuple", qui s'est exprimée toujours selon lui "dans le résultats des élections".

Qu'un parti conservateur souhaite imposer sa vision sur les médias, c'est le moins qu'on puisse attendre de lui : un modèle de société applicable à tous les domaines.
Mais que le premier dirigeant du pays, confonde entre télévision d'état et télévision publique, c'est là un mauvais signe pour l'avenir et un comportement qui nous rappelle que la rupture avec le passé en matière de censure n'est pas encore effectuée.

Le nouveau chef du gouvernement affirme que cette instance sera élue mais insiste sur le fait qu'elle devra représenter la volonté du peuple: en termes plus clair, ne travaillera pas contre les intérêts d'Ennahdha.
L'antagonisme dans son discours peut s'expliquer de deux manières :
- Soit qu'il connaît déjà les résultats des élections de cette instance.
- Soit il insinue que même élue, il y aura toujours des mécanismes pour la rappeler à l'ordre.

Taoufik Ben Brick vs ShemsFM ou la culture du "Assumez vos paroles"





Le journaliste-poète Taoufik Ben Brick, qui s'est défini il y a quelques années comme "le moustique qui dérangeait la sieste de Ben Ali" était l'invité de ShemsFM.
L'émission a vite viré de bord et Taoufik Ben Brick dans son style caractéristique s'en est pris à tout le monde : Mustapha Ben Jaafer, Moncef Marzouki, Hammadi Jebali et même le peuple tunisien le traitant de "naïf" ou "stupide".

Quand on invite Taoufik Ben Brick ou n'importe quelle forte gueule qui n'a pas peur de dire les mots qui fâchent, on a intérêt à être à la hauteur.

Le comportement de l'animatrice de l'émission ce jour-là était à la limite du ridicule. A chaque mot de #TBB elle répétait : "ce sont vos paroles, assumez-les, nous nous désolidarisons"
Un comportement qui prêtait à confusion tellement elle essayait de sauver sa peau d'on ne sait quel danger...peut-être celui de déplaire à l'audience mainstream de ShemsFM, peut-être au nouveau parti au pouvoir...

Au-delà du manque de respect flagrant pour la personne de Taoufik Ben Brick, ce qui est consternant c'est cette "peur" que l'on ressentait dans le comportement et la voix de l'animatrice.
On a eu l'impression qu'elle tentait de rejeter une "faute" sur TBB comme pour s'en échapper elle, mais de manière très maladroite et surtout pas professionnelle.

Et la TAP qui retrouve ses vieux réflexes...


La dernière pépite en date est celle qu'a décelé SamiTunis : la TAP qui publie une biographie de Hamadi Jebali où elle lui impute un rôle prépondérant dans la révolution avant de se rétracter.
Si la TAP n'a aucune preuve sur l'implication de Hamadi Jebali dans la révolution de 2011, elle a par contre des preuves sur l'engagement de l'homme pendant toute sa vie pour ses idéaux...il aurait suffit de cela...
Visiblement, certains réflexes ont encore la peau dure...



Et maintenant..?


Nous aurions pu espérer une explosion du nombre de médias audiovisuels en Tunisie mais malheureusement, l'INRIC en a décidé autrement en limitant le nombre de licences accordées aux chaînes TV, un peu moins les radios.
Avec un gouvernement conservateur, il y a peu de chances de voir des médias qui osent franchir les lignes rouges émerger...
Le rôle des médias alternatifs est de fait de plus crucial que jamais.
Mais vont-ils réussir à survivre sans cadre légal qui les protège, sous les accusations de financement par la CIA et autres bâtons dans les roues...? Nous n'avons plus vraiment le choix...

lundi 12 décembre 2011

Pourquoi Le Maghreb est le meilleur quotidien tunisien

Le journal quotidien Le Maghreb est sans conteste le journal tunisien post-14 Janvier qui a le plus grand succès et ce pour quelques raisons:

1/ Un format Tabloïd, inhabituel en Tunisie : La une met en avant une photo + un titre pour l'article principal, souvent au coeur de l'actualité. Des Unes souvent osées qui captent forcément l'attention du lecteur, pendant que les autres journaux continuent à cumuler des dizaines d'articles sur leur une...


Et même si des fois, ils ratent royalement leur photo à la Une...



2/ Un comité de rédaction avec des noms "intéressants" : Abdelaziz Mzoughi, Hamaddi Redissi, Zied Krichen, Sana Ben Achour, Ghazi Gherairi, Nouredine Ben Ticha, Slaheddine Jourchi...
Quoi qu'on puisse penser de leur orientations politiques, ainsi que celle du fondateur du Journal Omar Shabou et président du Mouvement réformateur tunisien d'obédience bourguibiste, ce sont des noms "médiatiques", qui ont beaucoup d'expérience avec la scène politique tunisienne et surtout qui vendent!

3/ Les lecteurs y "apprennent" des choses : Autant dans le traitement des news, que dans leur papiers d'analyse, les articles du journal sont souvent bien fournis et essayent d'aller au fond des choses.
Ils ont réalisé un fait que les autres quotidiens ignorent : les tunisiens ne savent pas ! Ils ne savent rien : sur leur scène politique, son histoires, ses hommes, ses conflits, ses origines...
Leur série d'articles pour expliquer le mouvement islamiste avant les élections était un geste "osé" et controversé mais indispensable.
Le fait d'ouvrir leurs colonnes à des contributeurs de tous bords apporte aussi une réelle plus-value au lecteur qui y apprend des choses.

Sur le fond, autant que sur la forme, Le Maghreb apporte quelque chose à ses lecteurs...c'est peut-être là que pêchent les autres quotidiens.

mardi 6 décembre 2011

TT comme n'importe quel tunisien investi dans la pierre...


Les deux dernières semaines en Tunisie ont vu parmi le flots d'informations/ déclarations / démentis / bourdes politiques, deux informations d'ordre économique passer sans qu'on y prête l'attention nécessaire :
- La réserve en devise de la Tunisie qui continue de fondre,
- Une prévision de taux de croissance nulle, un chômage en augmentation de 18% pour l'année 2012.

A coté de cela, un information qui a fait le tour de tous les médias (contrats publicitaires oblige) : les travaux de construction du nouveau siège de Tunisie Telecom qui coûtera 29M de dinars. Rien que ça!

Je ne discute pas du bien fondé de cette décision, soutenue semble-t-il par un coût de location de 3,5M de dinars par an. C'est une décision des plus cohérente mais je trouve que le fait qu'elle soit reprise partout, reportages photos et vidéo à l'appui parfois, est indigne pour plusieurs raisons:

- La première est que l'information est une décision de gestion interne à Tunisie Telecom. Nos médias internet ne devraient pas en faire tout un plat. Après, je sais, les voies des contrats publicitaires sont parfois impénétrables...

- Une annonce du genre vient à un très mauvais moment, où des gens dorment la nuit sous des tentes en demandant la possibilité de travailler. Annoncer qu'on dépense 29M de dinars dans la pierre, parce qu'en fin de compte c'est ça, ce n'est pas vraiment tenir compte des soucis d'une grande part des tunisiens.

- J'attendais de la part de Tunisie Telecom dans cette période difficile un engagement au profit de la Tunisie beaucoup plus important. Rappelons que cette société est à participation majoritairement étatique. Le peuple tunisien en est virtuellement l'actionnaire majoritaire et il a le droit d'espérer un engagement de sa part.

Le tunisien ne porte pas vraiment Tunisie Telecom dans son coeur. La faute a un "historique" assez spécial. Mais cette boite change et j'ai pu personnellement en être témoin au niveau du service dans les agences.

Mais aujourd'hui, nous avons besoin de plus.
J'aurai aimé voir des annonces du type, "ADSL à moins 70% dans le sud et sud-ouest" ou "Tunisie Telecom lance un fond d'investissement pour l'innovation technologique" voire même "Tunisie Telecom investi massivement à Gafsa, Sidi Bouzid, Kasserine"...

On pourra me rétorquer à juste titre que de tels investissements ne peuvent se faire que dans une période de stabilité.
On pourra me rétorquer qu'investir les 29M de dinars est une décision de gestion nécessaire et ne comportant aucun risque.

Je ne pourrai répondre que de ne pas vous étonnez que les tunisiens ne vous aiment pas...même si comme moi ils essaient.

vendredi 18 novembre 2011

Will.i.am utilise un Hashtag comme titre de son nouvel album

Will.i.am, membre du groupe Black Eyed Peace, sortir un album solo en 2012.
Son originalité : Le titre de l'album est écrit à la manière d'un hashtag twitter.
#Willpower est le titre du nouvel album, avec le # !
La question est : qu'est qu'on ne ferait pas être en Trending Topic?
Une idée efficace car déjà il existe pas mal de résultats pour le hashtag #willpower 

Via Rap-up.com

jeudi 17 novembre 2011

Video : Les plus belles bagarres des politiques à la TV

Alors qu'on nous a gavé pendant 10 mois de débats politiques, où des moustachus (souvent) discutaient sereinement et dans un profond respect, acceptant mutuellement l'incroyable débit de langue de bois, il est intéressant de voir que ça ne se passe pas toujours comme ça. Parce que dans "hommes politiques", il y a Homme et que des fois, on aimerait bien qu'ils pètent un cable... Florilège avec au début le dernier en date entre deux syriens..

"The Say" ou comment la rumeur court sur Facebook

"The Say" est un court métrage égyptien qui parle d'une des composantes importantes mais oubliée des révolutions arabes.
Les tunisiens ont connu une période où les rumeurs sur les réseaux sociaux ne s'arrêtaient pas et étaient relayées par les médias. Nous avons eu les meurtres, les tireurs, les ambulances qui tirent sur tout ce qui bouge, la contamination des réservoirs d'eau...
Visiblement, les égyptiens ont vécu la même épreuve. Ce court métrage, revient là-dessus.

mercredi 16 novembre 2011

Coke Zero : Time to Zero in

Coke Zero  lance le challenge "Coke Zero : Time to Zero in" en Australie, en mettant à l'épreuve les golfeurs et rugbymans.



lundi 14 novembre 2011

Leweb11 Startup Competition: Just.me

L'édition 2011 de leweb, l'événement Internet le plus important en Europe aura lieu les 7/8/9 Décembre prochain et donnera lieu comme chaque année à une compétition entre startups.

Les vidéos des demi-finalistes sont déjà en ligne sur le channel Youtube.
Mon coup de coeur va pour Just.me parce qu'ils ont réussi à avoir un super bon nom (et que ce n'est pas évident) et parce la vidéo de présentation est ... spéciale!


vendredi 11 novembre 2011

Mexique: Les cartels traquent les dénonciations sur Facebook

La guerre au cartel de drogue s'organise sur les réseaux sociaux au Mexique.
De plus en plus de citoyens, dénoncent sur les réseaux sociaux et sur certains blogs, les agissements des cartels de drogue...et ces derniers répondent de manière très violente.

Un homme a été retrouvé décapité , pas loin de la frontière avec le Texas, avec l'inscription suivante : " Salut! Je suis...et voilà ce qui m'est arrivé parce que je postais des choses sur Internet"
La photo est choquante

Deux corps avaient déjà été trouvé en septembre dernier, dans le même mode opératoire et pour les mêmes raisons.

via Danger Room Wired

mardi 8 novembre 2011

La CIA, Facebook et les révolutions


Les réseaux sociaux sont aujourd’hui une arme redoutable et “la guerre” s’est transformée avant tout en #infowar, au-delà de certaines technologies de terrain comme ces robots de guerre de Boston Dynamics

En mars dernier, le journal the guardian avait révélé que l’armée US avait lancé un appel d’offre pour acquérir un logiciel capable de mener une guerre d’influence sur les réseaux sociaux.

L’outil devait être piloté par des opérateurs qui auraient la possibilité de gérer plusieurs dizaines de comptes sur des réseaux sociaux, dans différentes langues. Probablement poussée par ces révélations, issues d’un leak, la CIA vient de “s’ouvrir” à l’AP en confiant qu’ils possèdent un “Open Source Center” qui s’occupe d’analyser ce qui se dit ou se fait dans les réseaux sociaux dans différentes zones du monde pour prévoir les évolutions possibles.

Ce centre, qui gére parfois jusqu’à 5 millions de tweets par jour, est installé dans un endroit tenu secret et emploi ce qu’ils appellent “ninja librarians” qui font de la veille sur tout ou presque. Des tweets, des status facebook, des pages, des chaines TV locales, un post sur un blog, rien ne leur échappe, car tout est important dans une infowar. Parmi les utilisations qu’ils présentent, celle de la veille sur les tweets après l’annonce de la mort de Ben Laden pour déterminer le “mood” de la région ou la veille qui a abouti à envisager l’arrivée d’une révolution en Egypte.

Le travail de cette cellule est complétée par des analystes présents dans les ambassades US et qui permettent d’affiner cette analyse. Une analyse qui fini invariablement à un seul endroit : le bureau de la cellule de veille du président US.

Selon l’article de l’AP c’est une cellule de veille sur Internet des activités partout dans le monde, couplées à des investigations sur le terrain pour prévoir les évolutions dans les différentes régions du monde. Est-ce qu’on doit comprendre que c’est l’armée US qui manipule et la CIA qui mesure l’éfficacité de la manipulation?

vendredi 4 novembre 2011

Arthur Ouertani, le plagiat et la nécessité de copier!

Au milieu de tout le brouhaha provoqué par les résultats des élections du 23 octobre, et entre deux nouvelles sur les alliances probables et improbables, les tunisiens ont réussi à se passionner pour une banale histoire médiatique qu'on a tenté de transformé en cause nationale.

Une vidéo de l'animateur Arthur a circulé où, dans son humour pathétique (avis personnel), il essayait de tourner au ridicule l'émission Labes de Naoufel Ouertani sur Attounisia la chaîne de Sami Fehri. Il accusait Naoufel Ouertani d'avoir copié le concept, reprenant le même style dans lequel Craig Fergusson l'avait lui-même accusé de plagiat.

Même si l'humour d'Arthur est douteux (re-avis personnel), il est clair qu'il faisait de l'auto-dérision avant tout. Pour preuve, dans le générique de la fameuse émission, il a repris trois extraits de l'émission de Craig Fergusson/La sienne/ Naoufel Ouertani, en mettant en évidence que les trois faisait la même chose. Mais bien évidemment, peu l'ont remarqué!


Tout ceci est une bonne excuser pour évoquer plusieurs points qui me semblent intéressants sur la thématique du plagiat.

Le plagiat n'est pas une question philosophique

Un Talk Show peut prendre plusieurs formes dont celle choisie par Naoufel Ouertani.
D'ailleurs, voici quelques exemples de talk show adoptant le même format.




  


  


Peut-on parler de plagiat? Pas à mon sens, tellement ce format est devenu un standard télévisuel.
D'ailleurs, peu avaient parlé de plagiat en Tunisie à la sortie de l'émission Dima Labes. Fait étonnant quand on sait que la chasse au plagiat est un sport national.
Et quand Arthur dans son humour sans humour (re-re-avis personnel) avait parlé de plagiat, aucun des médias qui ont tenté d'en faire une affaire d'état, n'ont évoqué ce point, préférant parler de "racisme".

J'ai toujours été étonné que dans un pays où on ne reconnaît pas les droits d'auteurs, où il existe des cafés dénommés "Facebook", "Twitter" et même "South Park", où les DVD piratés se vendent librement et où on ne crée que peu de contenu sur internet, on puisse parler du plagiat d'un point de vue éthique et moral.

A ce propos, il existe un article référence "Plagiarism is not a big moral deal", paru sur les colonnes du NewYork Times par Stanley Fish et qui résume la question en deux points essentiels :
- Le plagiat est un pêché appris
- Le plagiat n'est pas une question philosophique.

Nous avons besoin de copier!

Il est temps d'admettre qu'il est important pour des pays où "l'industrie créative" est encore dans ses premiers pas, que copier n'est pas le mal absolu et n'est un problème moral.
Dans une Tunisie, libérée de la censure (définitivement on l'espère) les énergies créatives sont entrain d'exploser, nous aurons besoin de regarder ce qui se passe ailleurs, de nous inspirer, de remixer jusqu'à trouver notre chemin.

Certaines inspirations iront plus loin que d'autres et flirteront avec la copie parfaite...mais ce n'est pas grave. Stigmatiser ces personnes, et continuer la "chasse au plagiat" est avant tout un temps perdu pour la création et un risque de "mise de bâtons dans les roues" de ceux qui tentent de créer.

Les exemples de pays qui ont commencé à copier sont innombrables.
La Chine est le meilleur exemple. Après avoir copié pendant des années, ils arrivent aujourd'hui à développer leurs propres produits/styles et à améliorer l'original.

Les japonais qui sont devenus une référence mondiale pour la mode et qui inspirent les collections partout le monde ont commencé avant tout ... à copier les collections européennes.
L'extrait de l'émission "Un oeil sur la planète : Japon" (à partir de 18:30) est assez intéressant sur le cas du Japon.



Le Remix est la base de la création. 
Je ne recommanderai jamais assez le documentaire RIP: A remix Manifesto sur l'artiste Girl Talk

mercredi 2 novembre 2011

Rouge Parole, nouveau film d'Elyes Baccar





mardi 1 novembre 2011

Poseurs/Arracheurs de pubs...

Je les ai rencontré par hasard. Ils arrachent des affiches pour en poser d'autres.
Ils bossent dans la pub mais si on ne les voit pas toujours...






HS / Insolite : Un but de la tête...de 58 mètres

Le beau football est celui qui offre des moments comme celui-ci...Le football chiant, c'est celui où on connaît d'avance le nom du vainqueur.


lundi 31 octobre 2011

Les élections ne se gagnent pas sur Facebook...seulement!

Les élections du 23 Octobre ont accouché de leurs résultats. Un accouchement très difficile : avec du retard, des sanctions, contestations et émeutes. Mais c'est un accouchement quand même.

Les résultats quasi-définitifs (puisqu'on peut toujours faire opposition dans le délai légal) sont disponibles et apportent leur lot de réponses à certaines questions qu'on s'est posé sur les derniers mois quant à l'influence d'Internet sur le sort de ces élections.

Nous avons aujourd'hui quelques débuts de réponses.


>> En avril dernier je me demandais sur ce blog si Facebook allait booster le taux d'abstention plus qu'autre chose. Force est de constater que le taux d'inscription des électeurs n'a pas dépassé les 50% et que seuls qui se sont inscrits sont allé voté (globalement). Enfin, 70% d'entre-eux...

Je reste persuadé qu'Internet (plus communément appelée Facebook en Tunisie) a contribué à booster ce taux d'abstention: Trop de confusion, peu d'esprit civique, trop de rumeurs et un citoyen crédule, avide de sensationnel  lui qui n'a connu que l'information "lisse" depuis des années.

L'influence d'internet va aujourd'hui beaucoup plus loin que l'écran sur lequel on se connecte. Elle devient le moteur de toutes les discussions. On ne dit plus "Je l'ai entendu/vu à la Radio/TV" On dit, je l'ai vu sur Facebook.
Le flot de rumeur/infos/intox/manipulation colporté sur Internet a fini par avoir un réel impact sur la rue tunisienne et encore plus sur ceux qui n'étaient pas connectés et qui n'avaient pas les moyens de vérifier par eux-même.

Le résultat, on le connaît aujourd'hui...



>> On m'avait demandé plusieurs fois suite à l'annonce de ma candidature au sein de la liste Mouwaten Seddik, si la liste ne bénéficiait pas de ma "notoriété" sur Internet.
J'avais répondu que ma notoriété était ridicule si on la comparait à celle de Youssef Seddik. J'avais aussi essayé de trouvé une métaphore, qui était la suivante : Facebook est un tuyau d'arrosage ouvert à fond! Personne ne peut en boire"
Internet, les réseaux sociaux y compris Facebook ne sont pas un élément déterminant dans des élections, en Tunisie et au jour d'aujourd'hui. Je précise, le cadre "spacio-temporel" car demain, ils pourraient le devenir.
On cite souvent l'exemple d'Obama pour les stratégies électorales 2.0 mais en oubliant un point déterminant : Le point fort de la campagne d'Obama sur Internet a justement été de convertir des militants IRL (In real life). Ils ont réussi à convaincre sur internet, des personnes à se rallier à leur cause et à justement quitter leur écran et aller sur le terrain, dans leur communauté, quartier...pour convaincre d'autres personnes.
Aujourd'hui, en Tunisie, c'est malheureusement le règne du #Slacktivisme

>> Ceux qui ont le plus exploité le potentiel d'internet pour ces élections, ce sont ceux qui ont usé des méthodes les moins éthiques.
Une armée de trolls, des pages facebook à fort nombre de fans achetées... Tous les moyens sont bons pour attaquer ses adversaires.
Le climat de manque de confiance, la vindicte populaire, l'absence de transparence... tous ces paramétres ont favorisé l'absence de vrais débats et ont favorisé l'émergence d'un débat autre : Celui où on doit accuser et crier le plus fort pour passer.
Mais tout cela ne peut durer.
Le principal facteur favorisant cette absence de débat, c'est l'ignorance des tunisiens de leur classe politique et de son historique, l'absence de discernement et des médias dont le contenu est juste pitoyable...

Crédit photos : Flickr







samedi 1 octobre 2011

ExpressBuzz : Le meilleur de la semaine #1

Marquese Scott
 

 Walter Pandiani est un joueur qui mouille la chemise. Vraiment…
 

 Un trader indépendant Alessio Rastani à Londres qui dit sur la BBC ce que personne n’osera dire ” Ce ne sont pas les gouvernements qui gouvernent, c’est Goldman Sachs” et “La crise est imminente, faut se préparer à se faire de l’argent”

 


La musique de StarWars avec le bruit de lecteurs disquettes.

jeudi 29 septembre 2011

TunisiaTalks: Interrogez les candidats aux #tnelec

TunisiaTalks est une initiative lancée par Tunisia-Live.net et Zied Mhirsi (@zizoo) dont l'objectif est de mettre en contact directement les internautes et les candidats.
A travers un channel Youtube, il est possible pour quiconque de poser une question en vidéo/texte à l'invité du jour et de recevoir une réponse en vidéo si la question est plébiscitée par les autres visiteurs de la page.
Vous pouvez poser vos questions sur Youtube : TunisiaTalks 



mercredi 28 septembre 2011

Arnaquer Facebook : C'est trop simple...

On lui a signalé son compte car c'est pas son vrai nom. Il a été bloqué par Facebook.
Il a convaincu Facebook que son pseudo était son vrai nom...trop simple.

Et Facebook s'est excusé...



jeudi 22 septembre 2011

Zuckerberg: Internet, c'est Facebook!

C'est en substance le message que Fait passer Mark Zuckerberg à l'occasion de la conférence F8.
A commencer par les news. Dorénavant, pour vous informer, plus besoin d'aller sur les sites d'informations, ils seront disponibles entièrement sur Facebook.
Deux cas concrets : The Guardian et le Washington Post qui lancent chacun une application Facebook qui permet de consulter, sans quitter facebook, tout le contenu éditorial.

L'application du Guardian se présente comme suit:
Une page pour les autorisations inévitables car les fonctions sociales sont bien évidemment incluses.
 Une page d'accueil de l'application avec tous les articles!

Et une fois qu'on clique sur un lien , on ne part plus sur le site du Guardian mais on reste sur Facebook.

 La même démarche pour le Washington Post mais avec une présentation différente.



Le rêve absolu de Mark Zuckerberg ne serait-il pas de transformer les Internet Service Provider en Facebook Service Provider?

Les hôtesses d'accueil au Japon, c'est du sérieux!

C'est au Tokyo Games Show que ça se passe...

mercredi 21 septembre 2011

KLM répond à vos tweets en vidéo et en chorégraphie

KLM s'engage à répondre à vos tweets, dans une vidéo...avec la contribution de 140 des employés de KLM.


mardi 20 septembre 2011

Réfléchissez avant de mettre votre vidéo sur Youtube

Sinon vous risquez de devenir un MEME...comme ce russe...

Version originale

La version MEME

lundi 19 septembre 2011

Doc : Everything is a Remix

Everything is a remix est le titre d'un documentaire en quatre parties dont le titre est inspiré par la phrase de Norton dans Fight Club
Les trois premières parties de la série sont en ligne. La quatrième devrait arriver le 25 Octobre.









Un "brief" vraiment "brief"


Le monde serait meilleur si un brief était "Brief".
C'est l'idée de l'agence They qui lance un compte twitter @tweetabrief où ils postent des briefs en moins de 140 caractères.
En réponse, on doit poster une idée/concept ... en moins de 140 caractères.
Comment s'assurer de ne pas dépasser la taille? Les réponses doivent être faites en Replay ou DM
Trouvé sur Adverblog

mercredi 14 septembre 2011

L'homme invisible est un homme malgré tout!

mardi 13 septembre 2011

Ariel Fashion Shoot : Quand la lessive devient un divertissement


Une opération d'Ariel dans les pays nordique a réussi plusieurs exploits en :
- permettant aux consommateurs  d'expérimenter un produit comme la lessive sans bouger de derrière leur écran tout en s'amusant.
- créant une installation technologique suffisamment originale pour susciter l'intérêt et permettre aux passant de produire du contenu viral.

Leur idée : Un dispositif, installé en magasin, qui permet de tirer sur des vêtements blancs avec différentes substances, sans bouger de derrière son laptop. Si vous atteignez votre cible, le vêtement est lavé et vous est envoyé! 




lundi 12 septembre 2011

Et si Twitter existait le 11 Septembre 2001?

C'est la base du projet lancé par l'agence interactive FRANK.


Ils ont imaginé ce qu'aurait pu donner le fil Twitter du maire de New York Rudy Giuliani  en reprenant ses différentes citations et en l'intégrant sous forme de 140 caractères.


Ils ont transformé leur propre compte @frankOslo en le renommant Giuliani 9/11


Trouvée sur le blog Forbes de Rob Schwartz 

mardi 30 août 2011

Politiques vs Médias : On ne me dit pas non, on me dit combien?


De tous les partis post-14 Janvier, s’il y en a un qui a fait une entrée fracassante dans la scène politique, c’est bien l’Union Patriotique Libre de Slim Riahi.

Si Afek Tounes avait généré beaucoup de buzz grâce à une belle brochette d’hommes d’affaires clamant un libéralisme sans complexe, l’UPL n’a pas eu besoin de faire de politique pour se distinguer sur la scène politique: Il a juste envahi tout ce qui se fait comme supports et média.
Télé, radio, affichage, print, internet : tous les médias ont été mis à contribution.

Ces ras-de-marée a engendré une grosse polémique et a semble-t-il accéléré ce qu’on a présenté dans une premier temps comme une interdiction de la publicité politique pour ensuite envisager une limitation de celle-ci sans l’interdire.

La problématique de la publicité et la politique a focalisé l’attention. L’argument qui revenait fût que la première “souillait” la deuxième. Un argument qui peut tenir si on considère que au-delà des coups bas, de la diffamation, de la corruption...la politique est un domaine “propre” et “éthique”.

La question qui vaut la peine d’être posée est celle du rapport entre un parti politique et les médias qui reçoivent, directement ou via des agences médias, des chèques de sa part.

On ne me dis pas non, on me dis combien?


La formule est du célèbre personnage de Gad Elmaleh dans sa pièce “La vie normale”, Coco, un riche homme d’affaire qui voulait “fériériser” le lundi.
Les médias tunisiens peuvent-ils se permettre de dire non à un parti politique prêt à acheter des espaces publicitaires?

Les médias tunisiens dans leur ensemble ont un seul et unique business model : la publicité.
Même certains journaux et publications qui se targuent d’avoir un lectorat fidèle et par conséquent une grande diffusion et des ventes intéressantes ne peuvent se passer de la publicité.
D’autre part et vu la multiplication des médias depuis le 14 janvier, essentiellement papier et Internet, la concurrence s’est accrue. Et quand on sait ce que coûte l’impression d’un journal ou la publication d’une vingtaine d’articles de qualité pour un site d’actualité, faire la fine bouche devant un annonceur n’est pas vraiment une option envisageable.

Gros danger sur la démocratie ou simple loi du marché ?

Le cas de l’UPL de Slim Riahi est intéressant sur un point : il a prouvé qu’un parti pouvait émerger au milieu des cent et quelques créés en 8 mois en Tunisie.
La solution est simple : un gros matraquage publicitaire et une présence massive sur tous les supports.
Avec pour seul crédo et programme de tout faire tout de suite ( le fameux Tawa) l’UPL a réussi à faire parler de lui beaucoup plus que la majorité des partis, sauf les plus grands et anciens.

Penser que cela fait partie du jeu serait insensé et surtout un gros danger sur la démocratie.
Dans un pays où les médias ne sont pas indépendants financièrement des caprices de leurs annonceurs, permettre à un parti politique d’investir à un point tel les médias est un danger de manipulation certain et risque de réduire à terme le champs politique à un combat entre les partis les plus riches.
Déjà que le journalisme d’investigation n’existe pas, biaiser le traitement de l’actualité ferai perdre toute crédibilité aux médias.

D’un autre coté, aller jusqu’à l’interdiction pure et simple de la publicité politique serait aussi exagéré et risquerait de priver les médias d’une source de financement nécessaire et réduirait le champs de rayonnement des partis politiques.

update: L´ISIE a décidé d´interdire la publicité politique à partir du 12 septembre

La solution aurait pu etre de réglementer la publicité politique en donnant à une instance le pouvoir de :
- d’allouer une part du budget accordé pour les élections à la publicité sur les divers médias au prorata de la participation des partis (nombre de listes engagées par exemple)
- d’accorder cet espace au moyen d’un tirage au sort entre les différents partis
- permettre aux partis d'acquérir eux-même de l’espace médias mais en limitant le volume par média, de manière égale pour tous les partis.
- en obligeant les médias à accorder de manière équitable et transparente la même visibilité aux partis qui en émettent le souhait.
- en obligeant les médias à publier de manière transparente le volume et les prix pratiqués pour les partis en prouvant que ce sont les mêmes.

lundi 29 août 2011

Flash-robs : des flash-mobs pour voler!



Une nouvelle technique de vol vient de faire son apparition aux US : les Flash-robs.

L'idée : On s'organise sur Facebook pour choisir une boutique, un commerce. On débarque à plusieurs dizaines de préférences, on prends ce qu'on veut et on sort en courant.
Le temps que le proprio du magasin se rende compte que ce n'est pas un afflux soudain de clients mais un vol pur et simple, l'affaire est pliée.



Mais, les flash-robs de quoi s'agit-il en fin de compte? Il s'agit d'un hack des fonctions d'outils existants (réseaux sociaux) pour rassembler des gens et commettre des délits et des actions à des fins malveillantes, criminelles et non éthique.

Un site avait été lancé lorsque Foursquare a commencé à buzzer, avec un concept simple : ceux qui "checkent" sur Foursquare, ne sont pas chez eux, on peut donc les cambrioler. Pleaserobme.com avait surfé sur la tendance naissante du checkin pour mettre en lumière son supposé danger. Sauf que toutes les personnes qui travaillent ne sont pas chez elles, qu'elles "checkent" sur Foursquare ou pas.

La série américaine THE WIRE avait traité dans sa saison 3 de la problématique des téléphone mobiles jetables: un outil théoriquement utile qui avait été détourné par les trafiquants de drogue pour en faire leur principale arme pour faire rouler leur business.

Dans les trois cas, ce ne sont que des détournements d'utilisation d'outil pour des actions criminelles...qui auraient bien pu être faite sans cela. David Cameron qui a invité les représentants de Facebook, Twitter et Blackberry pour discuter d'une possibilité de limiter l'accès aux services lors des émeutes, va trouver un nouvel argument à son idée insensée.

dimanche 28 août 2011

Ce que j'ai appris aux Cannes Lions 2011


Monter sur scène pour recevoir un lion est un moment bref mais intense.
On ne monte jamais suffisamment sur scène....jamais.
Le monde anglosaxon est (très) loin devant celui francophone.
L'innovation vient des pays émergents (Amérique du Sud, Asie du Sud-Est...)
Aucun client au monde ne veut d'une campagne créative, il veut une campagne qui est efficace. A nous de trouver un compromis entre les deux.
Il y a des choses totalement inexplicable dans ce monde. Parmi elles, le Gutter Bar.

samedi 13 août 2011

La police peut-elle couper les réseaux mobiles?


Dans un précédent Post, nous avions repris la déclaration d'un ancien PDG de l'ATI qui affirmait que "Ben Ali aurait aurait coupé internet s'il avait su".
Une affirmation qui avait fait suite à l'époque à la coupure d'Internet en Egypt par Hosni Mubarak lors des derniers jours de son règne dans une tentative de limiter et freiner les mouvements de protestations.

Un événement semblable a eu lieu le 11/08 à San Francisco où les services de sécurité de la BART (Bay Area Rapid Transit) ont coupé les réseaux telecoms dans quelques stations et ce pour limiter l'impact des manifestations prévues pour protester contre la mort de Charles Hill, tué par la police de la BART.

Même si la BART a essayé de se justifier dans un communiqué expliquant les raisons de cette décision, l'événement a généré une immense polémique et un hastag sur Twitter #muBARTek qui fait le lien entre le dictateur égyptien et l'attitude la BART. Le groupe anonymous a d'ailleurs déjà mis en place l'opération #OpBART.




Avec la divulgation de la preuve de l'existence d'écoutes téléphoniques en Tunisie, on est en droit de se demander à quel point la police peut contrôler les services de telecoms et si elle peut par exemple couper les communications dans une situation où elle estime qu'il constitue une menace.

L'accès aux réseaux mobiles est un droit!

"Toute personne a le droit de bénéficier des services des télécommunications. Ce droit est constitué par :
- l'accès aux Services universels des télécommunications sur tout le territoire de la République Tunisienne ;
- le bénéfice des autres services de télécommunications selon la zone de couverture de chaque service ;
- la liberté de choix du fournisseur des services de télécommunications, selon la zone de couverture de chaque service ;
- l'égalité d'accès aux services de télécommunications ;
- l'accès aux informations de base relatives aux conditions de fourniture des services de télécommunications et de leur tarification"
Les "services universels" dont parle l'article 3 sont défini par l'article 2 du même code comme " les services des télécommunications minima à fournir obligatoirement au public en fonction de l'évolution technologique dans le domaine"
A priori et vu l'évolution technologique constatée en Tunisie au jour d'aujourd'hui, chaque citoyen a le droit d'émettre et recevoir des appels voix, des SMS et l'accès à l'internet mobile EDGE au minimum, tant que l'infrastructure le permet.

La seule limite à ce droit est celle de respecter les règlements en vigueur relatifs au raccordement aux réseaux publics des télécommunications, selon l'article 4 du code.

Donc, et d'après le texte, et à tant que l'utilisation du réseau n'est pas faire en contravention aux règlements de raccordement aux réseaux (comme le fait de les pirater par exemple), rien ne justifie de priver un citoyen de ce droit.

crédit photo : Gaude J-M


mercredi 3 août 2011

Le porno, la censure et les récepteurs analogiques



Avant de prendre un avion pour l'Arabie Saoudite, Ben Ali avait décidé dans son ultime discours d'enlever toute censure d'internet. Ce soir là, le deuxième mot le plus recherché sur Google en Tunisie aura été "Sex".
Depuis, et malgré une courte re-censure des sites pornographiques le soir même, internet est redevenu totalement libre ou presque (voir mon billet sur la justice militaire et la censure)

Pour une fois qu'on peut parler de porno...

L'ATI refusant d'endosser encore le rôle de censure d'internet depuis le 14/01 (bien que l'ancien PDG de l'ATI ait nié un rôle actif dans censure), c'est un avocat qui a décidé de l'obliger à le faire et ce en ayant recours à la justice et en demandant à celle-ci d'astreindre l'ATI à ce que beaucoup appellent un limitation des libertés fondamentales et ce qu'il considère comme une action noble pour le bien de ce pays.

Nos médias ravis de pouvoir placer pour une fois le mot "porno" sans avoir peur de choquer leur lectorat ont sauté sur l'occasion pour offrir à ce procès et surtout à l'avocat en question une couverture médiatique digne d'une grande découverte scientifique.
La question qui revenait sans cesse dans la bouche de nos journalistes était celle de savoir s'il fallait ou non censurer les sites pornographiques.
Un débat simple où l'argument des libertés fondamentales ne pouvait faire le poids face à l'image de nos pauvres enfants exposés au danger imminent d'images choquantes pour leurs esprits.
Un débat dont l'issue est connue d'avance pour un pays musulman...
Mais est-ce la première fois que nos enfants sont exposés aux "dangers de la pornographie" ?

" Tapez le mot de passe pour cette chaîne" ou la métaphore du récepteur satellite

C'est dans les vieilles marmites qu'on fait les meilleurs soupes.
Les tunisiens ont depuis longtemps eu accès aux contenus pour adultes et ce à travers les récepteurs satellites.
Il y a pas mal d'années, quand un technicien venait en installer un dans un foyer, le père de famille n'avait même pas à le demander que le préposer chiffrait via un mot de passe les chaînes pour adultes.

Une solution simple : le contenu pour adulte était là, disponible mais non accessible sauf si on avait le mot de passe (souvent un 0000 mais c'est une autre histoire)
L'exposition à un contenu pour adulte n'est donc pas "un danger" nouveau pour la société tunisienne ou "une menace" inédite comme le laissait supposer la plainte mais bel et bien d'une situation "habituelle" depuis plus d'une dizaine d'années à laquelle nombre de foyers tunisiens avait trouvé une solution simple.

Il suffirait donc de demander aux FSI d'ajouter une case à leur formulaire d'adhésion à une ligne ADSL "Limiter l'accès au contenu pour adulte".
On appelle cela le contrôle parental. Oui la solution a été proposée mais comme une solution nouvelle à une problématique inédite alors qu'il ne s'agit absolument pas de cela.

Toute la nuance est dans formulation.
Dans celle qui a été faite par de nombreux intervenants anti-censure, on présentait la situation sous l'angle des libertés fondamentales...dans un pays où cette notion est floue voire inconnue ou du moins jamais expérimentée.
Dans celle-ci, la métaphore du "récepteur analogique" prouve que le problème est ancien, qu'on a déjà la solution, qu'elle a fait ses preuves et que nulle besoin de ré-inventer la roue...