A propos de l'auteur de ce blog

Mehdi Lamloum, bloggeur et Vidéobloggeur depuis 2005. Actuellement directeur de creation dans une agence de communication, base a Kuala Lumpur, Malaisie
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samedi 16 avril 2011

Et si d'un coup tous les médias devenaient payants?


Comment obliger les internautes a payer pour l'information à l'heure où ils refusent à le faire?
Il y a la solution du NewYork Times et son Paywall compliqué à suivre et facile à éviter.
ll y a la méthode Piano beaucoup plus radicale : créer un Paywall pour les plus importants sites d'informations d'un pays, d'un coup!

Piano est une sorte de régie publicitaire internet en Slovaquie qui a réuni atour d'elle 9 parmi les sites d'informations les plus important et ont créé ensemble un modèle payant, le même jour.

Le système des bouquets de chaînes TV

Le système est simple : C'est l'équivalent d'un bouquet de chaînes du cable.
L'utilisateur paie un seul abonnement à une seule entreprise (Piano en l'occurrence) et a accès à un "bouquet" de sites. L'abonnement est de 2.90 euros par mois pour un accès illimité.

Deux points sont intéressants à ce niveau :

- Le modèle appliqué est le freemium : Une partie minime de l'information est donné gratuitement. La plus importante est payante ainsi que les options tel que les commentaires. La limitation est suffisamment importante pour pousser les utilisateurs à payer.

- Le prix est psychologique avant tout puisque 2.90 euros par mois ne sont pas une dépense importante. D'ailleurs Thomas Bella le CEO de Piano concède au Nieman Journalism Lab que l'objectif est avant tout de changer les habitudes de consommation de l'information.

- Les part des médias dans les revenus des abonnés sont distribués ...au prorata du temps passé sur le site. Le nombre de pages vues n'a donc plus aucun intérêt. Automatiquement, les médias au contenu le plus riche (Video, galerie...etc...) et ceux qui incitent le plus au débat sont les plus favorisés.

Est-ce qu'un tel modèle est possible ailleurs?

Dans des pays qui ont un grand nombre de médias numériques déjà existants, le dispositif sera dur à mettre en place. Si ça a pris un an en Slovakie avec un nombre restreint, ailleurs ça pourrait relever du miracle.

En Tunisie, ce type de modèle peut paraître très difficile à mettre en place. Dans un pays où la population est au moins bilingue, au mieux trilingue, les sources d'informations à l'internationale concernant la Tunisie sont innombrables. Aljazeera en arabe, les médias français, voire ceux US et de la région MEA...il n'y a que l'embarras du choix pour s'informer sur la Tunisie dans les trois langues.

Sauf si, les médias locaux réussissent à donner une grande plus-value à leur contenu (fond et forme)...mas ça, c'est pas gagné!


Crédit photo : Mediaspy.org