Les réseaux sociaux sont aujourd’hui une arme redoutable et “la guerre” s’est transformée avant tout en #infowar, au-delà de certaines technologies de terrain comme ces robots de guerre de Boston Dynamics
En mars dernier, le journal the guardian avait révélé que l’armée US avait lancé un appel d’offre pour acquérir un logiciel capable de mener une guerre d’influence sur les réseaux sociaux.
L’outil devait être piloté par des opérateurs qui auraient la possibilité de gérer plusieurs dizaines de comptes sur des réseaux sociaux, dans différentes langues. Probablement poussée par ces révélations, issues d’un leak, la CIA vient de “s’ouvrir” à l’AP en confiant qu’ils possèdent un “Open Source Center” qui s’occupe d’analyser ce qui se dit ou se fait dans les réseaux sociaux dans différentes zones du monde pour prévoir les évolutions possibles.
Ce centre, qui gére parfois jusqu’à 5 millions de tweets par jour, est installé dans un endroit tenu secret et emploi ce qu’ils appellent “ninja librarians” qui font de la veille sur tout ou presque. Des tweets, des status facebook, des pages, des chaines TV locales, un post sur un blog, rien ne leur échappe, car tout est important dans une infowar. Parmi les utilisations qu’ils présentent, celle de la veille sur les tweets après l’annonce de la mort de Ben Laden pour déterminer le “mood” de la région ou la veille qui a abouti à envisager l’arrivée d’une révolution en Egypte.
Le travail de cette cellule est complétée par des analystes présents dans les ambassades US et qui permettent d’affiner cette analyse. Une analyse qui fini invariablement à un seul endroit : le bureau de la cellule de veille du président US.
Selon l’article de l’AP c’est une cellule de veille sur Internet des activités partout dans le monde, couplées à des investigations sur le terrain pour prévoir les évolutions dans les différentes régions du monde. Est-ce qu’on doit comprendre que c’est l’armée US qui manipule et la CIA qui mesure l’éfficacité de la manipulation?

