A propos de l'auteur de ce blog

Mehdi Lamloum, bloggeur et Vidéobloggeur depuis 2005. Actuellement directeur de creation dans une agence de communication, base a Kuala Lumpur, Malaisie
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lundi 31 octobre 2011

Les élections ne se gagnent pas sur Facebook...seulement!

Les élections du 23 Octobre ont accouché de leurs résultats. Un accouchement très difficile : avec du retard, des sanctions, contestations et émeutes. Mais c'est un accouchement quand même.

Les résultats quasi-définitifs (puisqu'on peut toujours faire opposition dans le délai légal) sont disponibles et apportent leur lot de réponses à certaines questions qu'on s'est posé sur les derniers mois quant à l'influence d'Internet sur le sort de ces élections.

Nous avons aujourd'hui quelques débuts de réponses.


>> En avril dernier je me demandais sur ce blog si Facebook allait booster le taux d'abstention plus qu'autre chose. Force est de constater que le taux d'inscription des électeurs n'a pas dépassé les 50% et que seuls qui se sont inscrits sont allé voté (globalement). Enfin, 70% d'entre-eux...

Je reste persuadé qu'Internet (plus communément appelée Facebook en Tunisie) a contribué à booster ce taux d'abstention: Trop de confusion, peu d'esprit civique, trop de rumeurs et un citoyen crédule, avide de sensationnel  lui qui n'a connu que l'information "lisse" depuis des années.

L'influence d'internet va aujourd'hui beaucoup plus loin que l'écran sur lequel on se connecte. Elle devient le moteur de toutes les discussions. On ne dit plus "Je l'ai entendu/vu à la Radio/TV" On dit, je l'ai vu sur Facebook.
Le flot de rumeur/infos/intox/manipulation colporté sur Internet a fini par avoir un réel impact sur la rue tunisienne et encore plus sur ceux qui n'étaient pas connectés et qui n'avaient pas les moyens de vérifier par eux-même.

Le résultat, on le connaît aujourd'hui...



>> On m'avait demandé plusieurs fois suite à l'annonce de ma candidature au sein de la liste Mouwaten Seddik, si la liste ne bénéficiait pas de ma "notoriété" sur Internet.
J'avais répondu que ma notoriété était ridicule si on la comparait à celle de Youssef Seddik. J'avais aussi essayé de trouvé une métaphore, qui était la suivante : Facebook est un tuyau d'arrosage ouvert à fond! Personne ne peut en boire"
Internet, les réseaux sociaux y compris Facebook ne sont pas un élément déterminant dans des élections, en Tunisie et au jour d'aujourd'hui. Je précise, le cadre "spacio-temporel" car demain, ils pourraient le devenir.
On cite souvent l'exemple d'Obama pour les stratégies électorales 2.0 mais en oubliant un point déterminant : Le point fort de la campagne d'Obama sur Internet a justement été de convertir des militants IRL (In real life). Ils ont réussi à convaincre sur internet, des personnes à se rallier à leur cause et à justement quitter leur écran et aller sur le terrain, dans leur communauté, quartier...pour convaincre d'autres personnes.
Aujourd'hui, en Tunisie, c'est malheureusement le règne du #Slacktivisme

>> Ceux qui ont le plus exploité le potentiel d'internet pour ces élections, ce sont ceux qui ont usé des méthodes les moins éthiques.
Une armée de trolls, des pages facebook à fort nombre de fans achetées... Tous les moyens sont bons pour attaquer ses adversaires.
Le climat de manque de confiance, la vindicte populaire, l'absence de transparence... tous ces paramétres ont favorisé l'absence de vrais débats et ont favorisé l'émergence d'un débat autre : Celui où on doit accuser et crier le plus fort pour passer.
Mais tout cela ne peut durer.
Le principal facteur favorisant cette absence de débat, c'est l'ignorance des tunisiens de leur classe politique et de son historique, l'absence de discernement et des médias dont le contenu est juste pitoyable...

Crédit photos : Flickr







samedi 1 octobre 2011

ExpressBuzz : Le meilleur de la semaine #1

Marquese Scott
 

 Walter Pandiani est un joueur qui mouille la chemise. Vraiment…
 

 Un trader indépendant Alessio Rastani à Londres qui dit sur la BBC ce que personne n’osera dire ” Ce ne sont pas les gouvernements qui gouvernent, c’est Goldman Sachs” et “La crise est imminente, faut se préparer à se faire de l’argent”

 


La musique de StarWars avec le bruit de lecteurs disquettes.