A propos de l'auteur de ce blog

Mehdi Lamloum, bloggeur et Vidéobloggeur depuis 2005. Actuellement directeur de creation dans une agence de communication, base a Kuala Lumpur, Malaisie
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mercredi 28 décembre 2011

Top 8 des personnalités du web tunisien en 2011

Edit: Suite à de nombreux commentaires, je me vois obligé de modifier ce petit texte introductif.
Ce n'est pas tellement une liste des personnalités de l'année au sens tunivisonesque du terme. C'est une liste des personnes qui ont été/failli été des MEME sur internet.
Ce sont des gens qui ont provoqué/créé une "créativité" matérialisée par des blagues, des situations, des paroles...
Il ne s'agit pas de déterminer la site des gens qui ont fait plus parler d'eux sur l'année 2011.
A mon sens, ils ont été les animateurs de l'Internet tunisien.
Pourquoi 8? Parce que je n'en ai eu que 8 en tête...

8. Abderrahmen Souguir 




Propulsé par ShemsFM et NessmaTV comme un ex-garde du corps de Ben Ali (ce qui était légèrement loin de la vérité), il s'est transformé en un phénomène sur Internet avec ses vidéos où il menace de venir libérer la Tunisie avec une armée de 6000 hommes. Mais il n'a pas mis son plan à exécution et c'est pour cela qu'il se retrouve à la 8ème place du classement...

7. Yassine Ayari




Beaucoup oublient qu'il était le compagnon de Slim Amamou lors de l'opération 22mai/Nhar3alaAmmar . Depuis, il est parti en Belgique, n'a pas pu revenir en Tunisie avant le 14 Janvier.
Son parcours était quasiment sans faute jusqu'au moment où il a décidé d'annoncer au monde que c'est lui l'homme qui a dit NON
Depuis il se concentre à participer à des conférences, à s'attaquer aux autres activistes tunisiens...

6. Les Admins FB 







Ils affirment avoir fait la révolution, contrôler la rue, manipuler des masses, faire l'opinion publique, promouvoir des partis politiques...etc...
Ils ont été parmi les stars d'internet en Tunisie mais à un moment ils se sont pris trop au sérieux et ils ont été trop manipulés...

5. Hachemi Hamdi 







Star de la télé au milieu des années 90 où toute la Tunisie regarde sa chaîne, il s'est transformé peu à peu. Il  a lancé un mouvement depuis Londres, il a fini 3 ème des élections après qu'on lui ait enlevé 6 sièges. Il a mené clairement la deuxième force politique de la Tunisie, avant CPR et Ettakatol, remportant des sièges partout, même en France.
Seulement, sa vraie ambition c'est de venir chanteur mais visiblement, il est trop vieux pour la StarAc'...

4. Samir Dilou


Avocat et militant sous Ben Ali, il représente en quelque sorte la branche "progressiste du parti ultraconservateur qu'Ennahdha.
Devenu une star d'Internet grâce à son rôle au sein du parti : Corriger les erreurs de communication des autres membres d'Ennahdha.
Grosse culture, sens de la répartie, un argument pour tout et aucune peur de nier l'évidence dans un style caractérisé par un débit de parole impressionnant.
Il a hérité d'un poste de porte parole et un ministère des droits de l'homme. On va beaucoup l'entendre sur 2012...


3. Brahim Gassass









Aphex Kassas - Lastou Bassasan by Zinga_


Elu d'Al Aridha de Hachemi Hamdi, grande attraction de l'assemblée constituante. Peut-être le seul qui mérite véritablement le titre "d'élu du peuple". On l'a beaucoup moqué, raillé, même à l'intérieur de l'assemblée. S'il ne se fait pas acheter par l'un des partis en place, il continuera à faire le show..Sinon, il deviendra un "homme politique"

2. Beji Caid Essebsi 




On nous l'a sorti d'on ne sait où.
Grosse expérience de la politique, destourien convaincu et militant, il a joué le rôle de premier ministre et d'amuseur public.
Il a humilié un président de parti en direct à la TV avec son te9ef Ghadi, a provoqué une émeute des flics en les traitant de singes, perdu son dentier en public...et j'en oublie...





BCE - Ta9ef Ghadi [BusyP Remix] by Zinga_


1. Jalel Brick







Jalel Brik feat Noisia by Zinga_

Il a commencé par faire des vidéos assez sérieuses, appelant à la rébellion...jusqu'au jour où il a pêté un cable. Une ligne rouge qu'il franchi pour ne plus retourner en arrière.
Le plus grand MEME du web tunisien, le gars qui est entrain de décomplexer les gens par rapport à la vulgarité, le gars qu'on regarde en cachette...
Même si ses positions sont très souvent discutables, il a su avec son style devenir la star incontestée d'Internet en Tunisie pour 2011.

mardi 27 décembre 2011

Vidéo: Après Jebali, Rached Ghannouchi ouvre le feu sur les médias


Une vidéo d'une intervention de Rached Ghannouchi dans le bureau local de Bab Bhar, diffusée sur le channel Youtube de celui-ci

EDIT: La vidéo a été supprimée du compte Youtube. Heureusement que j'avais pensé à la télécharger avant.


EDIT 2 : Samir Dilou est intervenu sur ShemsFm pour corriger...



video 





Dans cette vidéo, Rached Ghannouchi accuse les médias tunisiens de ne rapporter que des informations négatives sur la situation du pays: Grèves, sit-in...etc...Alors que selon lui et certaines études auquel il a accès 92% des tunisiens sont optimistes par rapport à l'avenir (Takbir par un des présent)

Il déclare que ces médias dans leurs différents types insufflent l'idée que la pays va droit dans le mur et le responsable est selon eux est clair: Ennahdha.
Aujourd'hui, et toujours selon Rached Ghannouchi, ces médias ne respectent pas le peuple, ni sa volonté et ne font que diffuser le "pessimisme" dans le pays.

Les médias ont un rôle destructeur et négatif. Alors qu'Ennahdha et ses militants construisent!
Et pour finir, Rached Ghannouchi incite les militants à continuer de construire même si le nombre de leur médias (Alfajr?) est minime mais par la force du travail, ils pourraient donner de bons résultats.

Rached Ghannouchi, plus fin que Jebali

Hammadi Jebali avait quasiment parlé de censure des médias d'intérêt publiques pour les transformer en médias gouvernementaux.
Encore une fois, Rached Ghannouchi, se montre plus intelligent et plus fin...du moins dans ce montage.
Sans appeler à boycotter/contrôler/combattre les médias tunisiens, il en fait une sorte de mal absolu auquel il faut faire attention.

Ces deux déclarations sonnent comme un appel pour les troupes, autant sur le terrain que sur internet, pour faire face aux médias qui essayent de discréditer le travail d'Ennahdha.
Le parti a besoin d'un environnement sain pour travailler et éventuellement masquer ses erreurs, et la stratégie en cours est plus que cohérente.

Le discours de Rached Ghannouchi commence par dire que les gens sont optimistes et qu'il y a un grand méchant loup.
Un discours qui rappelle un peu celui de Ben Ali...mais bon, c'est la politique!

Ennahdha prépare le terrain pour sa mission gouvernementale, mais le fera-t-elle en piétinant les médias et en réduisant peu à peu leur liberté d'actions, surtout les les grands médias audiovisuels, essentiellement étatiques?


lundi 26 décembre 2011

Avec les pirates au Hackerspace de Nawaat

Samedi 24/12 j'ai eu le plaisir d'aller assister aux présentations concluant le Hackaton (Qu'est qu'un Hackatonorganisé au HackerSpace (Qu'est-ce qu'un Hackerspace) de Nawaat, installé dans leur siège.




Le siège de Nawaat (emplacement sur foursquare) est un superbe appartement (voir photo ci-dessus) avenue Bab Bnet, que je vais probablement squatter et qui héberge pour le moment la rédaction de Nawaat et le Hackerpsace géré par @Kangoulya

Le site du Hackerpace : http://hackerspace.tn

Parmi les projets présentés :

- Le PartiPirateTunisien par @Slim404 et dont j'ai eu l'occasion de discuter
- Le site du projet OpenGovTN (dont je suis membre, notamment dans la cellule communication)  et que vous pouvez suivre sur twitter @opengovtn ou facebook
- Le Chaos Computer Club tunisien 
- Le Partideuxzero par Aymen Amri alias @eon01

Tous les débats ont été diffusé en live sur Ustream et sont encore disponibles en ligne.

1/ L'existence d'un lieu pareil est exceptionnelle dans le contexte actuel car il permet à des jeunes de tous bords de se réunir, de travailler sur les projets qui leur plaisent dans un environnement créatif et de collaboration. On peut venir y bosser sur un projet d'association, de parti, d'application mobile, d'un événement...à condition de respecter les règles du hackerpsace, qui sont loin d'être contraignantes.

2/ J'ai vu des jeunes (et moins jeunes) talentueux et pleins de bonne volonté, qui sont capables d'apporter quelque chose à "l'écosystème" en Tunisie. Un peu plus de marketing/communication et leurs idées domineront le marché.

3/ J'ai vu le PDG de l'ATI débattre et proposer des solutions concrètes aux jeunes en mettant du sien...ce qui me donne espoir...si le prochain gouvernement le garde ;)












jeudi 22 décembre 2011

Médias tunisiens : Y'a-t-il encore un espoir?

Une anecdote personnelle.

Au début de l'été 2011, une journaliste de la télévision nationale m'a tendu un micro devant l'Acropolium de Carthage, où j'étais pour assister au concert du Twestival, en me posant une question : "Cet événement a ramené des gens grâce aux réseaux sociaux. Qu'en pensez-vous?"
C'était l'époque où on voyait un "bloggeur" par émission télé et où les journalistes répétaient inlassablement la même phrase "Grâce à internet, les blogs, les réseaux sociaux, facebook..." comme s'ils avaient une prime pour ça.
Ma réponse a été "Ces événements s'organisent naturellement sur Internet et snobent les médias mainstream. Ils ont raison d'ailleurs, puisque vous ne servez pas à grand chose..."
La journaliste s'est énervée, a coupé l'interview en m'expliquant qu'on étaient injuste, qu'on ne savait pas ce qu'ils ont subi, que ce n'est pas de leur faut et que l'avenir nous montrera de quoi ils sont capables...
Elle avait pris la chose très personnellement alors que ma remarque s'orientait vers l'institution et non les journalistes.

Aujourd'hui, mon constat est amer...

Hamadi Jebali prépare le terrain un retour de la censure..?




Hamadi Jebali dans un entretien avec une radio a insisté sur la création d'une commission nationale, sorte de CSA dont le but est de faire que les médias reflètent "la volonté du peuple", qui s'est exprimée toujours selon lui "dans le résultats des élections".

Qu'un parti conservateur souhaite imposer sa vision sur les médias, c'est le moins qu'on puisse attendre de lui : un modèle de société applicable à tous les domaines.
Mais que le premier dirigeant du pays, confonde entre télévision d'état et télévision publique, c'est là un mauvais signe pour l'avenir et un comportement qui nous rappelle que la rupture avec le passé en matière de censure n'est pas encore effectuée.

Le nouveau chef du gouvernement affirme que cette instance sera élue mais insiste sur le fait qu'elle devra représenter la volonté du peuple: en termes plus clair, ne travaillera pas contre les intérêts d'Ennahdha.
L'antagonisme dans son discours peut s'expliquer de deux manières :
- Soit qu'il connaît déjà les résultats des élections de cette instance.
- Soit il insinue que même élue, il y aura toujours des mécanismes pour la rappeler à l'ordre.

Taoufik Ben Brick vs ShemsFM ou la culture du "Assumez vos paroles"





Le journaliste-poète Taoufik Ben Brick, qui s'est défini il y a quelques années comme "le moustique qui dérangeait la sieste de Ben Ali" était l'invité de ShemsFM.
L'émission a vite viré de bord et Taoufik Ben Brick dans son style caractéristique s'en est pris à tout le monde : Mustapha Ben Jaafer, Moncef Marzouki, Hammadi Jebali et même le peuple tunisien le traitant de "naïf" ou "stupide".

Quand on invite Taoufik Ben Brick ou n'importe quelle forte gueule qui n'a pas peur de dire les mots qui fâchent, on a intérêt à être à la hauteur.

Le comportement de l'animatrice de l'émission ce jour-là était à la limite du ridicule. A chaque mot de #TBB elle répétait : "ce sont vos paroles, assumez-les, nous nous désolidarisons"
Un comportement qui prêtait à confusion tellement elle essayait de sauver sa peau d'on ne sait quel danger...peut-être celui de déplaire à l'audience mainstream de ShemsFM, peut-être au nouveau parti au pouvoir...

Au-delà du manque de respect flagrant pour la personne de Taoufik Ben Brick, ce qui est consternant c'est cette "peur" que l'on ressentait dans le comportement et la voix de l'animatrice.
On a eu l'impression qu'elle tentait de rejeter une "faute" sur TBB comme pour s'en échapper elle, mais de manière très maladroite et surtout pas professionnelle.

Et la TAP qui retrouve ses vieux réflexes...


La dernière pépite en date est celle qu'a décelé SamiTunis : la TAP qui publie une biographie de Hamadi Jebali où elle lui impute un rôle prépondérant dans la révolution avant de se rétracter.
Si la TAP n'a aucune preuve sur l'implication de Hamadi Jebali dans la révolution de 2011, elle a par contre des preuves sur l'engagement de l'homme pendant toute sa vie pour ses idéaux...il aurait suffit de cela...
Visiblement, certains réflexes ont encore la peau dure...



Et maintenant..?


Nous aurions pu espérer une explosion du nombre de médias audiovisuels en Tunisie mais malheureusement, l'INRIC en a décidé autrement en limitant le nombre de licences accordées aux chaînes TV, un peu moins les radios.
Avec un gouvernement conservateur, il y a peu de chances de voir des médias qui osent franchir les lignes rouges émerger...
Le rôle des médias alternatifs est de fait de plus crucial que jamais.
Mais vont-ils réussir à survivre sans cadre légal qui les protège, sous les accusations de financement par la CIA et autres bâtons dans les roues...? Nous n'avons plus vraiment le choix...

lundi 12 décembre 2011

Pourquoi Le Maghreb est le meilleur quotidien tunisien

Le journal quotidien Le Maghreb est sans conteste le journal tunisien post-14 Janvier qui a le plus grand succès et ce pour quelques raisons:

1/ Un format Tabloïd, inhabituel en Tunisie : La une met en avant une photo + un titre pour l'article principal, souvent au coeur de l'actualité. Des Unes souvent osées qui captent forcément l'attention du lecteur, pendant que les autres journaux continuent à cumuler des dizaines d'articles sur leur une...


Et même si des fois, ils ratent royalement leur photo à la Une...



2/ Un comité de rédaction avec des noms "intéressants" : Abdelaziz Mzoughi, Hamaddi Redissi, Zied Krichen, Sana Ben Achour, Ghazi Gherairi, Nouredine Ben Ticha, Slaheddine Jourchi...
Quoi qu'on puisse penser de leur orientations politiques, ainsi que celle du fondateur du Journal Omar Shabou et président du Mouvement réformateur tunisien d'obédience bourguibiste, ce sont des noms "médiatiques", qui ont beaucoup d'expérience avec la scène politique tunisienne et surtout qui vendent!

3/ Les lecteurs y "apprennent" des choses : Autant dans le traitement des news, que dans leur papiers d'analyse, les articles du journal sont souvent bien fournis et essayent d'aller au fond des choses.
Ils ont réalisé un fait que les autres quotidiens ignorent : les tunisiens ne savent pas ! Ils ne savent rien : sur leur scène politique, son histoires, ses hommes, ses conflits, ses origines...
Leur série d'articles pour expliquer le mouvement islamiste avant les élections était un geste "osé" et controversé mais indispensable.
Le fait d'ouvrir leurs colonnes à des contributeurs de tous bords apporte aussi une réelle plus-value au lecteur qui y apprend des choses.

Sur le fond, autant que sur la forme, Le Maghreb apporte quelque chose à ses lecteurs...c'est peut-être là que pêchent les autres quotidiens.

mardi 6 décembre 2011

TT comme n'importe quel tunisien investi dans la pierre...


Les deux dernières semaines en Tunisie ont vu parmi le flots d'informations/ déclarations / démentis / bourdes politiques, deux informations d'ordre économique passer sans qu'on y prête l'attention nécessaire :
- La réserve en devise de la Tunisie qui continue de fondre,
- Une prévision de taux de croissance nulle, un chômage en augmentation de 18% pour l'année 2012.

A coté de cela, un information qui a fait le tour de tous les médias (contrats publicitaires oblige) : les travaux de construction du nouveau siège de Tunisie Telecom qui coûtera 29M de dinars. Rien que ça!

Je ne discute pas du bien fondé de cette décision, soutenue semble-t-il par un coût de location de 3,5M de dinars par an. C'est une décision des plus cohérente mais je trouve que le fait qu'elle soit reprise partout, reportages photos et vidéo à l'appui parfois, est indigne pour plusieurs raisons:

- La première est que l'information est une décision de gestion interne à Tunisie Telecom. Nos médias internet ne devraient pas en faire tout un plat. Après, je sais, les voies des contrats publicitaires sont parfois impénétrables...

- Une annonce du genre vient à un très mauvais moment, où des gens dorment la nuit sous des tentes en demandant la possibilité de travailler. Annoncer qu'on dépense 29M de dinars dans la pierre, parce qu'en fin de compte c'est ça, ce n'est pas vraiment tenir compte des soucis d'une grande part des tunisiens.

- J'attendais de la part de Tunisie Telecom dans cette période difficile un engagement au profit de la Tunisie beaucoup plus important. Rappelons que cette société est à participation majoritairement étatique. Le peuple tunisien en est virtuellement l'actionnaire majoritaire et il a le droit d'espérer un engagement de sa part.

Le tunisien ne porte pas vraiment Tunisie Telecom dans son coeur. La faute a un "historique" assez spécial. Mais cette boite change et j'ai pu personnellement en être témoin au niveau du service dans les agences.

Mais aujourd'hui, nous avons besoin de plus.
J'aurai aimé voir des annonces du type, "ADSL à moins 70% dans le sud et sud-ouest" ou "Tunisie Telecom lance un fond d'investissement pour l'innovation technologique" voire même "Tunisie Telecom investi massivement à Gafsa, Sidi Bouzid, Kasserine"...

On pourra me rétorquer à juste titre que de tels investissements ne peuvent se faire que dans une période de stabilité.
On pourra me rétorquer qu'investir les 29M de dinars est une décision de gestion nécessaire et ne comportant aucun risque.

Je ne pourrai répondre que de ne pas vous étonnez que les tunisiens ne vous aiment pas...même si comme moi ils essaient.