A propos de l'auteur de ce blog

Mehdi Lamloum, bloggeur et Vidéobloggeur depuis 2005. Actuellement directeur de creation dans une agence de communication, base a Kuala Lumpur, Malaisie
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dimanche 25 mars 2012

Le marché du web tunisien est mort!


Enfin, il n'est peut-être pas mort pour l'instant mais il ne saurait l'être tant que le le règne de la médiocrité persistera.
J'ai fais mes premiers pas dans le secteur d'Internet en 2007, dans ce qui était à l'époque une régie publicitaire online et qui est devenu par la suite un groupe...et j'en suis sorti, du secteur, en 2010 pour intégrer une agence de communication.
Avec un nouveau rôle, celui d'agence ou de donneur d'ordre, j'ai pu constater que ce que j'avais connu pendant 3 ans, n'avait pas disparu. Pire, ce que j'attribuais hier à la jeunesse du marché s'est révélé être un réflexe et un amour pour la médiocrité et le gain facile...

Les pratiques qui existaient entre 2007 et 2010, parfaitement ridicules, tiraient le marché vers le bas.
Des éditeurs de site qui refusaient de communiquer leurs stats sinon des chiffres sans justificatif, qui campagne qui se vendaient tellement cher que le clic coûtait 12 dinars, des portails qui faisaient de l'auto-refresh toutes les 5 secondes pour gonfler le trafic, aucun respect des standards...etc...
L'avènement de Facebook n'a pas arrangé les choses.
Aujourd'hui, la panoplie de la médiocrité s'est élargie :
- Des faux profils pour doper le nombre de fans, vendus par pack.
- Des artifices pour pousser les gens à cliquer sur des images...qui vous font liker des pages sans le savoir.
- Des applications Facebook qui font du spam
- Des liens de blogs à la limite du porno qui te redirigent vers ... des portails tunisiens qui se disent respectables.

Les mêmes personnes qui tiraient le marché vers le bas, continuent de le faire aujourd'hui, rejoints par des investisseurs qui n'ont pas réussi dans le secteur de l'édition papier, de l'événementiel et qui veulent faire du "facebook money".
Je ne les blâme pas. C'est leur nature, on ne peut la changer.
Je blâmerai ceux qui sont depuis pas mal de temps dans le secteur d'internet et qui aujourd'hui, alors que le marché se développe à grands pas, succombent dans la médiocrité dans le gain à court terme.

dimanche 18 mars 2012

#13Mars Une histoire de coups...

Pour commencer, ce fut un coup de com' 


Non, je ne vais pas cracher sur ça. Pas moi qui bosse dans la com'.
Mais je sais généralement reconnaître un coup de com' quand j'en vois un.
Un joli coup de com' en théorie pour le président militant des droits de l'homme.
Moncef Marzouki a toute la légitimité pour honorer la mémoire de Zouheir Yahyaoui.
Il aurait été même décevant qu'il ne le fasse pas, rien ne garantissant que ceux qui suivront le feront.
Mais...
Une avenue, une rue, une place au nom de Zouheir Yahyaoui, aurait été un hommage.
Une journée de la liberté sur internet, avec ses proches, sa famille, ceux qui l'ont vraiment connu, aurait été un hommage.
Une journée de la liberté sur internet, avec un teasing précédant l'événement (Un truc des années 90 soit dit en passant), en présence de "bloggeurs" ou d'influenceurs" sur internet, en présence des caméras des journalistes, avec un discours "chargé"... C'est avant tout un coup de com'
Mais comme je l'ai déjà écris, ce n'est pas moi qui vais cracher sur la com'...même si...bref!

Ensuite, furent les coups de gueules 


Le discours coup de gueule du président Marzouki.



Les coups de gueule des administrateurs des pages Facebook qui ne comprennent pas la présence des bloggeurs/cyberactivistes.
Les coups de gueule des bloggeurs/cyberactivistes qui ne comprennent pas la présence des administrateurs des pages Facebook.
Les coups de gueules des uns contre les autres.
Les coups de gueules des gens qui suivaient tout cela sur le live stream

Après, les coups médiatiques

Le coup médiatique de la première chaîne nationale qui a hébergé un débat houleux entre deux bloggeurs/cyberactivistes, deux administrateurs de pages Facebook et un journaliste Citoyen...

L'émission dans son intégralité...




Et pour finir, un coup dans un l'eau, un coup pour rien...
Un coup dans l'eau? très probablement! Quand on voit la réaction des uns et des autres, post- #13Mars, on se rend compte qu'il n'y a pas eu de dialogue, sinon de sourds. Peut-être que le dialogue ne peut avoir lieu.
L'opinion publique n'a probablement rien retenu de tout ça, peut -être que ces jeunes d'internet ne sont pas d'accord entre eux...
Peu auront retenu quelque chose de positif de cette journée...

lundi 12 mars 2012

La fin du mythe du "viral" sur facebook?

Une étude réalisée par EdgeRank Checker et reprise par AllFacebook.com montre les limites de la "viralité" du contenu sur Facebook.
Selon l'étude, dans 61% des cas, un contenu ne génère d'interactions (commentaires, likes, partages...) que  par moins de 2% du total des fans.


C'est ni plus ni moins une validation empirique de ce que tout le monde savait mais omettait de le dire devant ses clients.
C'est toute la question du EdgeRank qui au centre du problème : C'est le fameux algorithme de Facebook qui calcule le nombre d'interactions pour un post sur une page facebook.
Plus un post génère de réactions, le plus rapidement possible après sa publication, plus il est mis en avant sur la Timeline des fans et a plus de chances d'être vu.

Il est parfaitement possible de jouer avec ce EdgeRank en créant de faux comptes qui vont liker/commenter/partager automatiquement du contenu publié sur la page.
C'est non seulement interdit pas Facebook (ce qui n'est pas grave en soit) mais en plus ça peut générer un petit scandale. Orangina en France en a fait les frais.
Pire, c'est juste la preuve que du contenu qui n'intéresse personne ou pas grande monde a été promu par des faux comptes pour être visible par un plus grand nombre de fans. Mais même en étant exposé à un plus grand nombre de fans, ce contenu reste inintéressant. Il ne suscitera que très peu de réactions.

Le vrai problème, c'est le contenu.

Beaucoup d'agences se concentrent sur le médium et la technologie bien plus que sur le contenu.
Une totale méconnaissance du web est probablement à l'origine de cela. L'opportunité d'un gain facile aussi.

J'ai eu l'occasion de faire une interview avec un gars de Google lors du TED2012 qui m'a demandé ce que je pensais du concept de "Viral".
J'ai répondu que Youtube, Facebook, Twitter n'étaient que des canaux de diffusion : Si vous y mettez du bon contenu, les gens l'aimeront et le regarderont.
Par contre, si vous y mettez de la merde, ça restera de la merde.
Youtube ou Facebook n'ont pas le pouvoir de rendre votre contenu intéressant et par conséquent "viral".

Si aujourd'hui vous avez 100.000 fans sur votre page Facebook, que personne autour de vous ne parle de ce que vous publiez, que personne ne le partage, qu'il y a très peu d'interactions, il y a très probablement deux soucis majeurs :
- Votre contenu n'intéresse personne. Il n'est donc pas bon.
- Vos 100.000 fans, il faut vous demander comment vous y êtes arrivé. Honnêtement.

Faites du bon contenu. Du contenu qui intéresse votre cible. Le reste suivra.
Viraliser de la merde n'en fait que de la merde qui a été vu par quelques milliers de personnes.