A propos de l'auteur de ce blog

Mehdi Lamloum, bloggeur et Vidéobloggeur depuis 2005. Actuellement directeur de creation dans une agence de communication, base a Kuala Lumpur, Malaisie
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mardi 22 octobre 2013

7oumani, au-delà de la musique



Commençons par nous mettre d’accord sur un point : Les millions de vues ne font pas une oeuvre.
A l’heure ou il est tellement simple de consommer du contenu, ça ne peut être l’unité de mesure.

Le propre de n’importe quelle oeuvre artistique est de susciter une réaction chez celui qui l'écoute. Nous avons ici un cas d’une oeuvre qui en crée a répétition…
7oumani, une chanson simple, avec un titre étrange et un clip produit a peu de frais a créé des débats énormes ces dernières semaines...Et c’est ce qui est intéressant dans cette oeuvre.
Elle est entrée rapidement dans la culture populaire en générant des conversations et débats sur plusieurs sujets et en étant reprise et remixees (pas au sens musical du terme) a toutes les sauces.


La question des quartiers populaires vs quartiers riches, même si elle n’est pas directement abordées dans la chanson, y est très présente. Une question a émergé a ce propos sur … qui a le droit d'écouter 7oumani?
Est-ce que les habitants des “quartiers riches” (généralement identifiée comme Menzah et Manar ou la majorité des habitants sont issus de la classe moyenne fortement endettée) ont le droit de s’identifier au quotidien que relate 7oumani?



Elle est aussi entrée dans la culture populaire puisque des gens ont trouvé le moyen de la lier a leur quotidien et d’en faire un même.



Ceux qui critique la chanson sur un point de vue musical ont parfaitement raison. Je ne contesterai pas vu que je ne suis pas artiste mais que beaucoup d’entre-eux le sont.
Mais ils devraient voir ce qu’il y a au-delà du morceau lui-même : une oeuvre qui a réussi a transcrire une partie de ce que ressentent les tunisiens, qu’ils viennent des quartiers populaires ou pas, qu’ils vivent le quotidien décrit ou pas (peut-être l’ont-ils vécu a un certain moment de leur vie…)

Le propos ici n’est pas de célébrer cette chanson ou Hamzaoui ( qui a eu des morceaux avec beaucoup moins de succès) mais d’avoir une réflexion au-delà de la critique musicale de cette nouvelle scène musicale qui réussi non seulement a mobiliser et attirer une audience mais aussi a rentrer dans la culture populaire en inventant des concepts (7chinahoulna) ou en générant des débats de société qui peuvent aider les tunisiens a crever leurs abcès et peut-être se comprendre...un de ces jours!